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Une nouvelle chance (2012) Robert Lorenz

par Neil 19 Novembre 2012, 06:57 Avant-Première

Nouvelle_Chance.jpegFiche technique
Film américain
Date de sortie : 21 novembre 2012
Titre original : Trouble with the curve
Genre : nanar à l’américaine
Durée : 1h51
Scénario : Randy Brown
Image : Tom Stern
Musique : Marco Beltrami
Avec Clint Eastwood (Gus), Amy Adams (Mickey), Justin Timberlake (Johnny), John Goodman (Pete Klein), Matthew Lillard (Phillip Sanderson), Robert Patrick (Vince)...


Résumé
 : Depuis plusieurs décennies, Gus Lobel n'a pas son pareil pour repérer les meilleurs joueurs de base-ball, mais, bien qu'il s'en défende, le poids des années commence à se faire sentir. Et pourtant, Gus – qui sait évaluer un lancer au bruit que fait la batte – refuse d'être mis au rencard. Mais il n'aura peut-être pas le choix. La direction des Atlanta Braves se met à douter de la fiabilité de son jugement, d'autant plus que la sélection des meilleurs espoirs du pays s'annonce pour bientôt.

Mon avis
:  l’exemple typique du film à pantoufles

L’origine d’Une nouvelle chance, c’est un de ces dizaines de scénarii qui traînent dans les placards des grands studios américains. Celui qui l’a écrit est un fan de base-ball qui a du se dire que pour un premier synopsis ce serait pas mal d’ancrer son histoire dans ce milieu. Et puis une productrice qui cherche à financer des films « indépendants et de studio » (cherchez l’erreur) se dit qu’on pourrait proposer ça à un jeune réalisateur. En l’occurrence elle se tourne vers Robert Lorenz qui depuis dix ans produit les films de Clint Eastwood, et donc l’a convaincu de s’intégrer à l’équipe. On voit bien le mélange de film de commande et de copinage qui ne peut pas aboutir à grand chose, vu la façon dont le projet s’est monté. Et le résultat n’est pas décevant à ce niveau là, tant le film s’avère ronronnant.

Un vieux monsieur se réveille seul dans sa maison après avoir fait un cauchemar. Gus se lève péniblement et sent les outrages de l’âge dans le moindre de ses mouvements. On parle de lui, dans des termes peu flatteurs, dans les locaux du club de base-ball des Atlanta Braves. Le jeune aux dents longues Phillip Sanderson a bien l’intention de prendre sa place et critique ses méthodes de management archaïques. Le seul qui prend sa défense est Pete Klein, un de ses grands amis, qui reproche à Phillip de trop regarder les statistiques de joueurs sur Internet et de ne pas assez se déplacer pour les voir jouer en vrai. Il réussit à sauver la mise de Gus, qui va bientôt partir en Caroline du Nord pour une mission de la dernière chance : trouver une nouvelle recrue pour le club en allant observer les nouveaux espoirs du coin.


Ce qui est clair avec Une nouvelle chance, c'est qu'on n'est jamais surpris devant le film. On peut prévoir l'action avant que les personnages la subissent tellement le scénario est cousu de fils blancs. C'est un film rassurant, qui se regarde tranquillement et qui ne fait de mal à personne. La morale est sauve, les méchants sont punis tandis que le couple de jeunes premiers convolent, après les anicroches d'usage. Le réalisateur ne nous épargne aucun poncif et le moindre cliché est exploité. Chaque personnage est un archétype, ils ont tous leurs failles et réagissent exactement comme on le pense. C'est consternant de voir un film qui prend aussi peu de risques et qui ressasse une fois de plus ce qu'on a déjà pu voir une centaine de fois dans tellement de mauvais nanars à l'américaine, et ce dans le mauvais sens du terme.

Même la mise en scène d'Une nouvelle chance est d'une pauvreté affligeante. Aucune place n'est ici laissée à l'originalité, et qui plus est elle frise l'amateurisme. On peut compter un nombre incroyable de faux raccords tandis que les champs / contrechamps sont terriblement mal maîtrisés. Les enchaînements de scène sont d'une pauvreté aberrante et la direction d'acteurs est quasiment inexistante. En même temps ils sont tous en roue libre, tellement ils connaissent déjà les rôles qu'on leur fait jouer. Clint Eastwood n'en finira jamais de jouer les veufs aigris sur le retour tandis que Justin Timberlake nous offre une fois de plus son visage de beau gosse on ne sait comment célibataire, et tellement cool. La crédibilité de ce second rôle est à l’image de tous les autres : un faire-valoir sans épaisseur. Bref, on peut passer son chemin allègrement.


Ma note : °

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commentaires

bobmorane75 25/11/2012 07:58


Je me suis fais chier et pas aimé du tout. Une bonne vraie daube

neil 25/11/2012 10:06



Le film a l'air de fair l'unanimité contre lui...



Wilyrah 23/11/2012 17:37


J'ai détesté. 

Neil 23/11/2012 22:13



Nouis sommes d'accord.



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