Partager l'article ! Very bad trip 2 (2011) Todd Phillips: Fiche technique Film américain Titre original : The hangover 2 Date de sortie : 25 mai 20 ...
Comment je les ai critiqués... (ma vie textuelle)

Fiche technique
Film américain
Titre original : The hangover 2
Date de sortie : 25 mai 2011
Genre : deuxième gueule de bois
Durée : 1h40
Scénario : Craig Mazin et Scot Armstrong
Image : Lawrence Sher
Musique : Christophe Beck
Avec Bradley Cooper (Phil), Ed Helms (Stu), Zach Galifianakis (Alan), Justin Bartha (Doug), Ken Jeong (Mr. Chow), Paul
Giamatti (Kingsley), Jamie Chung (Lauren)…
Synopsis : Deux ans après leur désastreuse virée à Las
Vegas, Phil, Stu, Zach et Doug se rendent en Thaïlande pour célébrer le mariage de Stu. Ayant gardé un cuisant souvenir de leur nuit d’enfer à Vegas, Stu est bien décidé à ne prendre aucun
risque. Pas question de se livrer à de nouvelles débauches et libations pour marquer les dernières heures de son célibat.
Mon avis : On prend les mêmes et on
recommence
Le sujet de prédilection de Todd Phillips, qu‘il continue à utiliser avec Very bad trip 2 c‘est le
film de copains, le buddy movie comme disent les américain. C’est un genre tout à fait divertissant et qui ravit en général les adolescents, de type masculin en particulier. Il s’est
tout d’abord illustré avec l’adaptation tout à fait dispensable - m’a-t-on dit - de Starsky et Hutch - une série que, vu mon grand âge, je regardais à la télévision. Et puis en
2009 il sort de nulle part Very bad trip, une bombe qui s’est avérée bien lucrative puisqu’elle fut la comédie interdite aux moins de 17 ans la plus rentable de tous les temps.
Dixit le dossier de presse : eh oui, je ne me foule pas, en même temps, s’est-il vraiment foulé pour réaliser cette suite ?
Dans un café se réunissent Stu, Phil et Doug pour parler de leur futur voyage en Thaïlande. C’est là que Stu va épouser
Lauren, originaire de là-bas, et il annonce à ses amis que ce petit brunch fera office d’enterrement de vie de garçon. En effet, Stu ne s’est toujours pas remis des petits dérapages de leur nuit
passé à Las Vegas il y a quatre ans : il préfère donc faire profil bas avant son mariage. Un mariage auquel il n’a même pas daigné convier Alan, le responsable désigné du désastre au Nevada, et
ses amis lui en tiennent rigueur. Il ne sera donc pas difficile à convaincre de l’inviter en dernière minute, ce qui sort Alan de sa dépression passagère.
De Very bad trip 2, on ne retiendra pas grand-chose finalement. Tout ça car le film utilise les mêmes
personnages et les mêmes codes de son prédécesseur. Ne change que le lieu du délit, qui pourrait être finalement n’importe lequel vu qu’il n’est que très peu exploité. Or pour qu’une suite soit
efficace, il faut qu’elle se démarque de l’original, soit en lui faisant directement référence tout en l’escamotant, comme dans Scream, soit en développant un scénario propre
tout en gardant les mêmes référents (personnages, intrigue de base) comme dans Star Wars. Ici, on fait un copier-coller de l’original : même pitch, mêmes gags, mêmes ressorts
dramatiques, à ceci prêt qu’un singe remplace le bébé et qu’un tatouage remplace les dents.
Si on riait beaucoup en voyant Very bad trip, il faut avouer que les éclats de rire sont beaucoup moins
nombreux devant Very bad trip 2. Le premier film tenait énormément à l’effet de surprise, au fait que le scénario était assez original et que les acteurs se donnaient à fond.
Ici, les acteurs sont tout autant efficaces (Zach Galifianakis et Ken Jeong en tête) mais les situations sont beaucoup plus attendues. Nombreuses sont les scènes renvoyant
directement à l’original, effet voulu pour provoquer l’adhésion immédiate avec le spectateur et la complicité avec ceux qui l’avaient apprécié. Alors évidemment on rit de bon cœur devant ces
délires de grands adolescents, mais cette morale puritaine finale que se doivent d’avoir les films d’Hollywood, y compris ceux là même qui prétendent s’en détacher, commence un peu à lasser. Donc
voilà, Very bad trip 2 n’est pas un mauvais film en soit, et on y passe un bon moment entre potes, mais sans plus.
Ma note : *
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