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Were the world mine (2008) Tom Gustafson

par Neil 20 Avril 2019, 02:41 2000's

Fiche technique
Film américain
Genre : bluette gay
Durée : 1h35
Scénario : Cory James Krueckeberg, d’après l’œuvre de William Shakespeare
Image : Kira Kelly
Musique : Jessica Fogle et Tim Sandusky
Avec Tanner Cohen (Timothy), Wendy Robie (Ms. Tebbit), Nathaniel David Becker (Jonathon), Jill Larson (Nora Bellinger), Brad Bukauskas (Cole)…

Synopsis : Alors qu'il répète son rôle pour la comédie musicale de fin d'année de son lycée, Timothy, un jeune gay malmené par ses camarades, découvre la recette d'un philtre d'amour. Qui devra tomber amoureux de lui au premier regard ? Ce sera Jonathon, charmant, sportif et... hétérosexuel, qui sera l'élu de son cœur. (allocine)

Mon avis : Pied de nez à un monde hétérocentré

Après avoir fait le tour de quelques festivals aux États-Unis, il a fallu attendre le début de l‘année 2010 pour voir sortir dans les salles françaises Were the world mine. Exploité dans très peu de salles de l’Hexagone, réjouissons-nous (sic) qu’il ne soit pas sorti en direct to dvd. Bref, à l’origine Tom Gustafson avait réalisé un court-métrage intitulé Fairies, qu’il adapte ici dans un long format. C’est une sorte de mise en abîme, plutôt qu’une adaptation stricto sensu, du Songe d’une nuit d’été de notre bon vieux William Shakespeare. Seulement la potion du roi des fées est utilisée d’une façon un peu spéciale puisqu’elle rend amoureux de façon tout à fait fortuite (hum hum) des garçons avec des garçons et des filles avec des filles. Bizarre, comme c’est bizarre…

Dans son collège du fin fond des États-Unis, Timothy se fait régulièrement vanner par ses « camarades » des classe. Depuis qu’il a fait son coming-out, les autres garçons ne se privent pas de l’insulter et de le provoquer. Il rentre ainsi régulièrement avec des bleus et des blessures, ce qui ne manque pas de mettre sa mère en colère. Heureusement, il a autour de lui ses deux meilleurs amis, Frankie et Max, qui passent leur temps à se chercher l’un l’autre. Malheureusement pour lui, il est amoureux d’un beau jeune homme, joueur de l’équipe de rugby du collège, qui sort avec une jeune fille dont Timothy est immanquablement jaloux.

L’argutie de Were the world mine est tout de même assez savoureuse. Rendre la moitié d’une ville homosexuelle pour faire comprendre à ses habitants la difficulté d'exister quand on ne vit pas dans les canons socialement établis, c’est amusant. Et ça ne manque pas d’intérêt, même si c’est un tout petit peu caricatural. On suit avec humour les péripéties des personnages qui se pâment soudain d’amour pour leur comparse de même sexe, et on attend avec une coupable impatience de voir s’agiter la baguette magique de Timothy.

Surtout quand celle-ci prend pour cible ce bel éphèbe que le jeune homme convoitait et qui tombe immédiatement dans ses bras. La midinette qui sommeille en chacune et en chacun de nous ne demandait que ça, et l'on rêve alors d’un monde parfait. Enfin, ne nous emballons pas non plus. Car Were the world mine remplit parfaitement son rôle de bluette homosexuelle : des beaux jeunes hommes, une histoire de fées, de l‘amour. C’est un peu court, jeune homme, peut-on dire. Et les clichés s’égrènent assez vite : le délicat garçon qui n’est pas bon en sport est gay, sa prof de théâtre est prétendument lesbienne, et on en passe.

Effectivement c'est un tout petit peu gros, et en plus certains ont reproché à Were the world mine de mettre longtemps avant que l’intrigue principale ne soit dévoilée. Mais justement, ce début est très intéressant, car il nous présente la vie d’un jeune homosexuel de province qui tente de s’assumer. Chose peu banale, surtout dans une bourgade des États-Unis que l'on sent peut ouverte, et courageuse au vu des réactions que cela suscite. La suite du film est d’ailleurs habilement construite et nous entraîne dans une succession de performances vocales plutôt pas mal (certes parfois lassantes), et de fantaisies agréables. Au final on ne boude pas son plaisir (d'autant qu'on peu y voir quelques choupinous).


Ma note : ***

Were the world mine (2008) Tom Gustafson
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commentaires

Phil Siné 11/08/2011 11:39



tu ne l'avais pas encore vu ? un très joli film, que j'avais d'ailleurs super bien classé l'année dernière... ;)



Neil 11/08/2011 18:24



Mais non je n'avais pas vu, et c'est justement ton classement (entre autres) qui m'a décidé à regarder de plus près ce qui s'y trouvait... :)



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