
C’est aujourd'hui la Marche des fiertés LGBT parisienne. Voici donc un abécédaire, sorte de petit bréviaire absolument non exhaustif.
L’idée est de mentionner une fois et une seule un-e réalisateur-trice lesbienne, gay, bi, trans, et/ou qui a traité des questionnements de genres et/ou d‘identité sexuelle. Le choix fut rude, et pour des raisons pratiques ce ne sont donc pas forcément leur œuvre la plus emblématique qui est citée ici. Le jeu reste assez amusant et reflète tout de même une certaine idée de la cinéphilie de genre.
0-9 comme 120 battements par minute (Robin Campillo) : Allez hop, on défile aujourd'hui
A comme Amours imaginaires (Les) (Xavier Dolan) : Fascination absolue et, pour beaucoup, découverte de Niels Schneider et de Xavier Dolan
B comme Breakfast on Pluto (Neil Jordan) : petit bonbon acidulé enrobé du beau Cilian Murphy

C comme Ceux qui m'aiment prendront le train (Patrice Chéreau) : On aurait rêvé, lors de sa présentation au Festival de Cannes, d'un prix d'interprétation féminine pour Vincent Perez
D comme Desperate living (John Waters) : Le plus inclassable des réalisateurs, pour une fois sans sa Divine actrice
E comme Elephant (Gus Van Sant) : Qui a oublié ce baiser sous la douche ?
F comme Furyo (Nagisa Oshima) : Un pionnier de la tolérance et de la lutte pour la différence
G comme Garçon d'honneur (Ang Lee) : Un film qui, mine de rien, a bousculé deux ou troix conservatismes
H comme Happy together (Wong Kar Wai) : Le film le plus gay de sa filmographie, et quel film.

I comme Inconnu du lac (L') (Alain Guiraudie) : Pour qu’il y ait un thriller érotique dans ce classement
J comme J'embrasse pas (André Téchiné) : On pense à L’homme blessé, sorti quelques années auparavant. Deux films essentiels dans le paysage cinématographique français de l'époque
K comme Kaboom (Gregg Araki) : Quasiment chacun de ses films aurait pu y figurer
L comme Limier (Le) (Joseph Leo Mankiewicz ) : Cette version, ainsi que son remake tardif, possèdent une dimension homo-érotique non négligeable (sans compter Jude Law uh uh)
M comme Mort à Venise (Luchino Visconti) : La perfection, s’il en est (et ce dernier plan, sublime)
N comme Naissance des pieuvres (Céline Sciamma) : Naissance d'un réalisatrice (et quelle réalisatrice)

O comme Oedipe roi (Pier Paolo Pasolini) : Adapter un des mythes fondateurs de la psychanalyse à la fin des années 1960, seul Pasolini y aurait pensé
P comme Plaire, aimer et courir vite (Christophe Honoré) : Un des films les plus autobiographiques du réalisateur
Q comme Querelle (Rainer Werner Fassbinder) : In the navy, come on and join your fellow, man
R comme Rocky horror picture show (The) (Jim Sharman) : Il faut absolument le voir un jour
S comme Single man (A) (Tom Ford) : On espère (mais on peut douter, après un Nocturnal animals bien en deçà) que c’est le début d’une belle filmographie vu la qualité de ce premier opus.
T comme Temps qui reste (Le) (François Ozon) : Un film sensible qui aborde élégamment les thèmes de la mort et de la paternité

U comme Usual suspects (The) (Bryan Singer) : Si la réputation du réalisateur en a récemment pris un coup, le film qui l'a révélé a été un choc
V comme Volver (Pedro Almodovar) : On aurait aussi pu mettre La mauvaise éducation
W comme When night is falling (Patricia Rozema) : Sorti il y a quelques temps, un petit film canadien et lesbien
X comme XXY (Lucia Puenzo) : Un film à voir sur les troubles de l’identité
Y comme Yossi (Eytan Fox) : Le réalisateur, israélien, mérite sa place ici
Z comme Zabriskie point (Michelangelo Antonioni) : Pour la liberté d’esprit, et pour l’orgie finale, décomplexée
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