
Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 29 février 2012
Titre original : Extremely Loud And Incredibly Close
Genre : pensum gentillet
Durée : 2h08
Scénario : Eric Roth, d’après l’œuvre de Jonathan Safran Foer
Image : Chris Menges
Musique : Alexandre Desplat
Avec Tom Hanks (Thomas Schell), Sandra Bullock (Linda Schell), Thomas Horn (Oskar Schell), Zoe Caldwell (La grand-mère d’Oskar), Max von Sydow (Le locataire), Viola Davis (Abby Black)…
Synopsis : Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l'imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l'homme qui lui a appris à surmonter ses angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la clé. (allocine)
Mon avis : Les effets collatéraux du 11 septembre 2001
Casting de choc pour Extrêmement fort et incroyablement près : la Warner met le paquet. Le compositeur est l’incontournable Alexandre Desplat, le chef opérateur Chris Menges, vieux de la vieille bardé de récompenses. Au scénario on retrouve Eric Roth, qui a notamment travaillé sur Forrest Gump et Révélations : il adapte ici Jonathan Safran Foer, auteur américain en vogue depuis quelques années. Le casting comprend les grosses pointures du box-office que sont Tom Hanks et Sandra Bullock : inutile de les présenter. Quant à la mise en scène, c’est Stephen Daldry qui s’y colle, Monsieur The hours ou bien The reader. Voilà qui sent la grosse production bien huilée.

Les souvenirs d’Oskar sur son père Thomas restent intacts, un an après sa mort. Le garçon de onze ans se rappelle en particulier les défis qu’il lui lançait pour aiguiser sa curiosité. En particulier, Thomas lui faisait croire qu’il existait naguère à New-York un sixième district, que personne n’a jamais réussi à localiser. Ils partaient ainsi des après-midi entières à la recherche d’indices pour savoir où trouver cette fameuse légende urbaine. Mais un jour de septembre Thomas n’est pas rentré du travail, et à ses funérailles c’est une boîte vide qu’on a enterrée. Il était dans une des tours du Wall Trade Center qui se sont effondrées le 11 septembre 2001, et fait partie des victimes de l’attentat.
On pourrait appeler Extrêmement fort et incroyablement près plutôt « extrêmement lourd et incroyablement mielleux ». Le film cumule les clichés : un garçon pratiquement atteint du syndrome d’Asperger (mais qu’est-ce qu’il est tête à claque), une quête dans New-York qui lui fait rencontrer toutes sortes de personnes toutes aussi affectées que lui mais qui symbolisent toutes le melting pot des États-Unis. C’est terriblement américain, tout comme cette volonté artistique de faire le deuil d’un événement qui a traumatisé toute une population (bla bla bla bla bla bla).

Les violons envahissent la salle tandis que le jeune garçon courageux va affronter ses peurs et peut-être (pas de spoiler rassurez-vous) réussir à surmonter sa tristesse. En fait rien qu’à voir le casting on pouvait se douter que Extrêmement fort et incroyablement près (quel mauvais titre !) serait de cet acabit. Nous avons bien entendu monsieur tout le monde américain, Tom Hanks, toujours de tous les bons plans pour incarner les hommes sans failles au destin tragique.
Le jour où il incarnera un rôle qui ternit son image de gentil boy next door sera à marquer d’une pierre blanche. Quant à Sandra Bullock, comment dire… il faut avouer qu'on ne sait pas trop à quoi elle sert. Niveau interprétation, Extrêmement fort et incroyablement près est le vide intégral, et sans vouloir faire sa bitch (c’est pas notre genre) son visage ne ressemble plus qu’à une statue de cire. Tout ça nous donne un pudding bien pesant qui sous couvert d’être pudique est en fait pompeux et inconsistant.
Ma note : °

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