
Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 14 mars 2012
Titre original : The woman in black
Genre : maison hantée
Durée : 1h35
Scénario : Jane Goldman, d’après l’œuvre de Susan Hill
Image : Tim Maurice-Jones
Musique : Marco Beltrami
Avec Daniel Radcliffe (Arthur Kipps), Janet McTeer (Mrs. Daily), Ciaran Hinds (Mr. Daily), Liz White (Jennet humfrye), Shaun Dooley (Fisher), Sophie Stuckey (Stella Kipps)…
Synopsis : Arthur Kipps, jeune notaire à Londres, est obligé de se rendre dans le petit village perdu de Crythin Gifford pour régler la succession d’une cliente récemment décédée. Dans l’impressionnant manoir de la défunte, il ne va pas tarder à découvrir enfoui d’étranges signes qui semblent renvoyer à de très sombres secrets.
Mon avis : La malédiction des enfants disparus
Avec La dame en noir on assiste au renouveau des studios de la Hammer, opéré depuis quelques années déjà. La mythique boîte de prod britannique fut créée dans les années 1930 et a vu naître au cours des décennies 1960 et 1970 quelques pépites de l’horreur et de l’épouvante, souvent portés par Christopher Lee ou Peter Cushing. Depuis 30 ans elle était en sommeil jusqu’à ce qu’en 2007 un certain John de Mol (si si celui là même de la télé réalité) rachète l’entreprise. La sortie de Laisse-moi entrer, remake de Morse, sort en 2010 tandis que l’année d’après sortait La locataire. Ici ils adaptent un classique de la littérature britannique avec dans le rôle titre un certain Daniel Radcliffe.

Laissant dériver son esprit juste après s’être rasé, Arthur Kipps est à deux doigt de se couper la gorge. Il faut dire qu’il est dans une situation financière déplorable et que sa femme, morte en couche quelques années auparavant, lui manque terriblement. Il dit au-revoir à son jeune fils avant de partir en voyage d’affaire dans un village paumé : Arthur est notaire. Il part régler la succession d’une cliente, et joue sou va-tout dans cette affaire : son directeur le menace de le licencier s’il ne s’en charge pas rapidement. Dans le train, il rencontre Mr. Daily, un habitant du village qui lui propose de l’acheminer à l’auberge où il a réservé.
Le moins qu'on puisse dire est que La dame en noir réussit son coup. Le film nous tient en haleine de façon crescendo et nous fait frissonner, voire sursauter dans nombre de ses scènes. On retient en particulier cette nuit passée seul par le personnage principal dans un manoir aux recoins facétieux et aux ombres plus que parlantes. Nous sommes en l’occurrence non pas dans l’univers des films d’horreur gores qui fleurissent de plus en plus mais vraiment dans un film d’épouvante avec une certaine atmosphère bien flippante.

C’est plus en suggérant les images que James Watkins, le réalisateur d’Eden Lake, nous embarque dans cette histoire de fantômes assez classique mais tout à fait efficace. Ce qui va faire le buzz de La dame en noir, c’est sans doute Daniel Radcliffe. Premier grand rôle de l’acteur britannique depuis Harry Potter bla bla bla… Le problème c’est qu’il ne tient pas la route : son absence d’expressivité et son manque de charisme desservent le long-métrage.
Mise à part cette erreur de casting La dame en noir tient tout à fait la route : mise en scène classique pour un film d’horreur, décors classieux, musique un peu trop proéminente mais efficace. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard mais nous tient tout de même en haleine tout du long, pour peu qu'on ait envie de se laisser porter par les rebondissements. Sur un terrain balisé, le film réussit donc son entreprise et vaut la peine de s’y attarder.
Ma note : ***

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