
Fiche technique
Film américain
Titre original : Mission : impossible - Ghost Protocol
Date de sortie : 14 décembre 2011
Genre : Terroristes dangereux
Durée : 2h13
Scénario : Josh Appelbaum et Andre Nemec
Image : Robert Elswit
Musique : Michael Giacchino
Avec Tom Cruise (Ethan Hunt), Paula Patton (Jane Carter), Jeremy Renner (William Brandt), Léa Seydoux (Sabine Moreau), Simon Pegg (Benji Dunn), Michael Nyqvist (Kurt Hendricks)
Synopsis : Impliquée dans l'attentat terroriste du Kremlin, l'agence Mission Impossible (IMF) est totalement discréditée. Tandis que le président lance l'opération "Protocole Fantôme", Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l'agence et de déjouer toute nouvelle tentative d'attentat. (allocine)
Mon avis : Dis, Tom, t’es pas un peu trop vieux pour ces conneries ?
Tout d‘abord quelques chiffres : Mission : impossible - Protocole fantôme est le quatrième épisode de la saga cinématographique. Quarante-cinq ans, c’est l’âge de la série télévisuelle qu’on regardait en boucle lors de ses multi-rediffusions., tandis que sa première adaptation cinématographique date d’il y a quinze ans déjà. Tom Cruise avait alors à peine 35 ans, ce qui lui fait aujourd’hui bientôt 50 ans. Inutile de dire que ça ne se voit pas à l’écran (merci la chirurgie et la salle de sport) mais bon il y a quand même un moment où il faut réaliser qu’on n’a plus l’âge, les gars. Je sais bien qu’Harrison Ford a fait son Indy jusqu’à plus de 65 ans mais c’est pas une raison : il faut lâcher les crampons.

Dans une prison russe, une émeute éclate après que plusieurs prisonniers sont mis en liberté par Benji, qui travaille pour l’équipe de Mission : impossible. Dans une des cellules se trouvait Ethan Hunt, c’était le but de l’opération : le libérer. Il prend avec lui un autre détenu au risque de faire échouer la mission. Il réussit in extremis à retrouver Benji, qui l’accueille avec sa collaboratrice l’agent Carter. Ils ne sont pas au bout de leurs surprise puisqu’une nouvelle mission les attend, autrement plus importante. Ils doivent récupérer une valise contenant les codes nucléaires dont a besoin un terroriste russe pour déclencher ses bombes. Pour ce faire, ils doivent infiltrer le Kremlin, un des bâtiments les plus protéger de Moscou.
Ne nous voilons pas la face : le scénario de Mission : impossible - Protocole fantôme est un des plus bourrins qui puisse exister. Imbitable, il enchaîne les situations les plus improbables les unes aux autres, n’hésitant pas à aller dans la surenchère. Et ça marche, il faudrait faire la fine bouche pour ne pas être épaté par ces scènes dans l’intérieur du Kremlin ou sur la tour de Khalifa à Dubaï. C’est du grand spectacle pour spectateurs avertis, qui en redemandent et qui se fichent bien de la vraisemblance de tout ça. Après, on peut légitimement se demander combien de coups fatals il va falloir à Tom Cruise pour qu’il tombe dans les pommes, et dans quelle mesure on peut se relever indemne de quelques-unes de ces blessures.

Mais ce serait mesquin, après tout c’est un film popcorn où l’on met son cerveau de côté pour profiter du spectacle et des publicités à foison apportées par les divers placements de produits. Mais Mission : impossible - Protocole fantôme est assez bien réalisé. Brad Bird n’est pas un manche et il réussit habilement sa reconversion de l’univers de l’animation. La première partie du film est haletante et rondement menée, avec un brin d’humour tout à fait bienvenu, la plupart du temps apporté par le personnage incarné par Simon Pegg.
Après ça se gâte un peu, et l’on se prend même à s’ennuyer quelquefois durant ce Mission : impossible - Protocole fantôme qui s’étire un peu trop, ce qui est le comble pour un film d’action. On peut passer le temps en comptant le nombre de rictus que réussit à produire la bouche liftée de Tom Cruise ou le nombre de moues insupportables que nous inflige la frenchie du casting à savoir Léa Seydoux. On ressort de là en n’ayant pas passé un moment désagréable, et avec la certitude que d’ici quelques jours voire quelques heures on aura tout oublié.
Ma note : **

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