
Fiche technique
Film américain
Date de sortie : 22 décembre 2010
Titre original : Little Fockers
Genre : comédie familiale
Durée : 1h45
Scénario : Annie Welles et John Hamburg
Photographie : Remi Adefarasin
Musique : Stephen Trask
Avec Ben Stiller (Greg Furniker), Barbra Streisand (Roz Furniker), Robert de Niro (Jack Byrnes), Blythe Danner (Dina Byrnes), Owen Wilson (Kevin Rawley), Teri Polo (Pam Furniker)…
Synopsis : Il aura fallu 10 ans, deux enfants avec sa femme Pam et d’innombrables obstacles pour que Greg soit enfin accepté par son beau-père. Les doutes de Jack réapparaissent lorsque Greg, à court d’argent, travaille au noir pour un laboratoire... (Allociné)
Mon avis : Blagues potaches et humour graveleux
Quand le cinéma américain découvre un filon, il faut qu’il l’exploite jusqu’à l’os. Il y a 10 ans, Mon beau-père et moi sortait sur les écran. C’était une comédie assez drôle, un peu originale et surtout portée par de bons acteurs. Rassurés par le succès du film, les producteurs commandent au réalisateur un deuxième opus qui commençait un peu à sentir le déjà-vu. Aujourd’hui, ils font appel pour Mon beau-père et nous à Paul Weitz, réalisateur d’une autre série comique à succès, American Pie. Malgré la tentative de rajeunir l’équipe (arrivée de Jessica Alba notamment) on sent à plein nez l’argent facilement gagné.
Greg Furniker (Focker en version original ça sonne quand même mieux) vit avec sa femme Pam et ses deux jumeaux. Pour fêter les huit ans de ces derniers, ils invitent les grands-parents pour une grande fête dans leur future maison, toujours en travaux. Lorsque Greg parle à son beau-père Jack au téléphone, celui-ci lui fait part de ses soucis de santé et de sa volonté que Greg prenne le relai du rôle de Pater Familias qui incombe au mâle dominant de la famille. Greg prend son rôle très au sérieux et décide de tout faire pour montrer à son beau-père durant son séjour chez eux qu’il est capable d’endosser ce costume.

L’intrigue de Mon beau-père et nous est mince comme un fil. Paul Weitz et ses scénaristes (grosse production hollywoodienne oblige, on est en présence d’une écriture à plusieurs mains) se reposent sur les personnages. Et personne ne pourrait leur en tenir rigueur : les familles Fockers et Byrnes, ainsi que leurs amis, sont assez typiques et ont assez de caractère pour pouvoir alimenter un film en entier. Ce qui donne l’occasion à Robert de Niro ou à Owen Wilson d’en faire des tonnes sans que l’on trouve ça excessif, au contraire ils sont excellents dans leurs rôles respectifs. C’est l’esprit du film, avec ses blagues à deux balles qu’on épuise à l’envi et que l’on force à la caricature.
Car c’est clair, l’humour de Mon beau-père et moi est basé sur des situations poussées à l’extrême et majoritairement orienté scato ou en dessous de la ceinture. On a l’habitude, on sait ce qu’on va voir, les deux précédents opus optaient eux aussi sur les mêmes ressorts comiques. Ben Stiller est un habitué du genre, il se débrouille correctement et c’est sa confrontation avec Robert de Niro qui fait le sel du film. Pour le reste, tout roule gentiment sur des rails éculés, Hollywood oblige on parle beaucoup de sexe sans rien montrer et les bons sentiments sont préservés. À force, ça peut finir par lasser mais la majorité des spectateurs n’y verront que du feu et assisteront à un gentil spectacle familial pour les fêtes de fin d’année.
Ma note : *

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