
Fiche technique
Film britannique
Date de sortie : 14 juillet 2010
Genre : retour au pays
Durée : 1h49
Scénario : Moira Buffini, d’après l’œuvre de Posy Simmonds
Photographie : Ben Davis
Musique : Alexandre Desplat
Avec Gemma Arterton (Tamara Drew), Roger Allam (Nicholas Hardiment), Bill Camp (Glen McCreavy), Tamsin Greig (Beth Hardiment), Dominic Cooper (Ben Sergeant), Luke Evans (Andy Cobb), Jessica Barden (Jody Long)…
Synopsis : Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cœurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle. Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.... (Allociné)
Mon avis : Petites vanités bien décevantes
Si il y a bien un réalisateur sur lequel on ne peut plus compter, que ce soit en bien ou en mal, c’est bien Stephen Frears. J’avoue que je n’avait pas vu Cheri, mais les médiocres critiques du film m’en avaient dissuadées. The Queen étaient assez intéressant, quoique quelque peu compassé. Madame Henderson présente était parait-il plutôt réussit. Quant à Dirty pretty things, encore un que je n’ai pas vu mais qui n’avait pas eu bonne presse. Bref, de Tamara Drew on ne pouvait a priori rien présager, mais un bouche à oreille élogieux m’a mis la puce à l’oreille. Et en ces périodes estivales, pourquoi ne pas se laisser tenter par une petite comédie à l’anglaise ?
Un petit village du Dorset au nom imprononçable s’apprête à vivre des évènements peu banals. Cette charmante petite bourgade va accueillir une de ses anciennes habitante, Tamara Drew. Petite, elle avait un physique ingrat rehaussé par un énorme nez en trompette. Aujourd’hui, c’est une belle jeune femme au nez refait et aux jambes interminables. Journaliste à Londres, elle vient ici vendre la maison de ses parents. La petite communauté locale va alors subir de nombreux bouleversements. À commencer par Nicholas Hardiment, écrivain imbu de lui-même qui trompe sa femme éhontément et accueille un groupe d’écrivains en herbe un peu ratés pour un atelier d’écriture.
À en voir toutes les bonnes critiques qui sont sortis sur Tamara Drew, je me dis que j‘ai dû bien passer à côté de quelque chose. J’ai trouvé le film balourd et ringard, avec quelques bons moment d’humour mais trop rares à mon goût. Alors certes la critique de la petite bourgeoisie de province est là, mais les personnages sont tellement caricaturaux et les situations tellement farfelues que ça décrédibilise toute l’ironie que tente de passer Stephen Frears. On pourrait croire à une farce mais le sérieux sous-jacent qui sous-tend tout l’argumentaire (nous sommes tous des écrivains ratés, les vraies valeurs sont celles de nos campagnes…) plombe le discours final et diminue l’impact humoristique que pourrait avoir le film.
Et puis Tamara Drew a un énorme défaut, c’est son casting, en tête duquel on trouve Gemma Arterton. Baser son film sur une bombe, c’est bien pour attirer les spectateurs masculins, mais faut-il encore qu’elle sache jouer. Las, la toute jeune anglaise n’a pas grand-chose à faire valoir mise à part une plastique impeccable. Roger Allam s’en sort quant à lui beaucoup mieux avec un rôle pourtant bien antipathique, tandis que les deux bellâtres masculins sont tout à fait agréables à regarder mais ont manifestement plus de pectoraux que de registre théâtral. La mise en scène est proprette, à l’image des paysages anglais dont ont nous abreuve à foison. Un bon petit moment bien gentillet, mais « Much ado about nothing », comme dirait le grand William.
Ma note : *

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