Quantcast
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 06:08

CouvRA2013À l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, l’association SOS homophobie publie son Rapport sur l’homophobie. L’occasion d’interviewer sa présidente, Elisabeth Ronzier.


1. Quels sont aujourd'hui, d'après vos témoignages, les principaux secteurs dans lesquels l'homophobie s'exerce dans la société française ?

Le premier constat à dresser du Rapport Annuel sur l’homophobie 2013 c’est qu’aucun champ de la vie quotidienne ou citoyenne n’est épargné. En revanche, on constate cette année quelques spécificités : notamment, la spectaculaire augmentation des signalements d’homophobie sur Internet (+159 % !). L’homophobie sur Internet peut paraître « moins grave » mais elle est d’une telle fréquence et d’une telle violence qu’elle est toute aussi révoltante, et surtout quelle que soit sa forme elle engendre les mêmes conséquences sur les victimes.

Le deuxième secteur à relever est bien celui de la vie quotidienne : 20 % des victimes le sont dans leur quotidien, au travail ou dans leur entourage familial. Deux secteurs marqués par la solidarité familiale pour l’un, par l’encadrement législatif pour l’autre, où la persistance du nombre de témoignages reçus est toujours surprenante et inquiétante.


2. Juste après le vote de la loi sur le Mariage pour tou-te-s, quel(s) message(s) souhaiteriez-vous faire passer aux détracteurs de cette loi ?

Nous souhaitons appeler à l’apaisement. Le mal fait aux personnes LGBT, à leur entourage et plus largement à une grosse moitié de la France attachée aux valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité ou encore de solidarité, en raison de cette opposition parfois violente, doit cesser. La loi est votée, personne ne reviendra dessus (même les partis d’opposition s’ils devaient revenir au pouvoir, nous en prenons le pari). Les opposants se rendront vite compte au fil des premiers mariage que conformément à ce qui a pu leur être dit : rien ne changera à leur vie et à leurs familles. Au contraire, de nouveaux couples et de nouvelles familles seront à leur tour reconnues et sécurisés.

En revanche, le temps d’une lutte encore plus active contre l’homophobie est arrivé et les partisan-ne-s de la loi savent que le travail est encore loin d’être fini !


3. Et de quelle façon se traduit l'homophobie, si ce n'est au cinéma, disons dans les média de manière générale ?

Dans les média, l’homophobie se véhicule de deux principales manières : l’invisibilité ou les stéréotypes. Une manière de dire que l’homophobie peut être « quantitative » ou « qualitative ». Dans le premier cas, les medias « oublient » que l’homosexualité existe (par exemple, une série télé dans laquelle jamais aucun caractère ne serait homosexuel-le ; ou encore très généralement quand l’homosexualité n’est présentée que sous l’angle masculin) ; dans le second, l’homosexualité n’est pas oubliée mais présentée sous les traits des stéréotypes les plus caricaturaux. Si La cage aux folles a quelque peu vieilli, ses personnages sont toujours d’actualité dans nombre de séries ou films.

Toutefois il serait injuste de ne pas reconnaître que les milieux cinématographique et télévisuel avancent et intègrent de plus en plus, et de mieux en mieux, les questions LGBT : de la simple visibilité au traitement de questions de fond telles que l’homophobie, le couple, l’homoparentalité, etc.

Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 06:14

Cage DoreeFiche technique
Film français
Date de sortie : 24 avril 2013
Durée : 1h30
Genre : chronique portugaise
Scénario : Jean-André Yerles et Hugo Gélin
Image : André Szankowski
Musique : Rodrigo Leao
Avec Rita Blanco (Maria Ribeiro), Joaquim de Almeida (José Ribeiro), Chantal Lauby (Solange Caillaux), Roland Giraud (Francis Caillaux), Barbara Cabrita (Paula Ribeiro), Lannick Gautry (Charles)...

Résumé
: Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent. (allocine)

Mon avis
: ma mère est concierge d'immeuble

Un premier film possède dans la majeure partie des cas, de nombreux aspects autobiographiques. En l’occurrence avec La cage dorée, son réalisateur Ruben Alves a sans aucun doute puisé dans ses souvenirs. Né à Paris de parents concierge et maçon, il grandit entre la communauté portugaise et ses amis de lycée. Il réalise en 2002 un court-métrage avec la collaboration d'Hugo Gélin, avec qui il avait déjà travaillé puisque l'année d'avant il jouait dans le court-métrage de ce dernier. Durant dix ans, il poursuit sa carrière d'acteur, travaillant alternativement pour la télévision et le cinéma. Le désir de passer à la mise en scène sur un long-métrage lui trotte dans la tête et il décide de passer le cap, faisant appel à un casting artistique et technique entre la France et le Portugal.

Dans un immeuble parisien d'un quartier chic, la concierge Maria est très occupée. Tous les matins, sa journée commence par la préparation des repas pour sa famille qui part travailler. Son mari est maçon, sa fille aînée avocate et son fils lycéen dans un établissement huppé de la capitale. Le reste de sa matinée se déroule sans interruption, entre la distribution du courrier, les enfants du couple de voisins qu'elle accompagne à l'école, le repassage, le ménage des parties communes et surtout Mme Richet, qui l'accapare pour tout et n'importe quoi, et en particulier le concours des plus belles cour d'immeuble qu'elle compte gagner avec l'aide de sa concierge. Sa sœur et sa meilleure amie l'interrompent à point nommé pour faire une pause, faisant bien comprendre à la dame acariâtre que Maria n'est pas à sa disposition.

Là où La cage dorée étonne, c'est que le film n'a pas d'histoire. Lorsqu'on regarde les premières scènes, on se dit que le réalisateur et ses scénaristes ne parviendront jamais à tenir. L'enjeu est quasi inexistant : un couple hérite d'une situation à l'étranger, so what, ils vont déménager et s'arrêter de travailler. Sauf que le long-métrage tient ses promesses tout du long, et d'une façon très habile. En fait, ce tout petit élément d'intrigue déclenche une série de réactions en chaîne que les protagonistes ne vont pas forcément, voire pas du tout maîtriser. C'est l'essence même de la comédie de situation, où les personnages et leurs actions vont mener le film à sa conclusion. La construction du récit n'apparaît donc pas structurée au premier abord, mais au final on se rend compte que tous les éléments s'enchaînent parfaitement.

Les dialogues fusent dans La cage dorée, qui passe d'un instant à l'autre de l'humour à l'émotion. Une réplique décochée au débotté permet de cerner un peu mieux un personnage, que l'on regarde alors d'une toute autre manière. Les situations rocambolesques se multiplient, jouant avec finesse sur les clichés, prenant le spectateur à rebrousse poil. Ruben Alves utilise les poncifs pour s'en jouer, et parvient à analyser avec recul à la fois son milieu familial et celui dans lequel il a évolué. Il peut compter sur un casting hors pair, composé d'acteurs et d'actrices qui ont l'air de s'amuser franchement. On retiendra, au-delà des premiers rôles excellents, une Chantal Lauby toujours aussi drôle et touchante dans la naïveté de son personnage. Une comédie pleine d'entrain, plus profonde qu'elle n'en a l'air, et dont l'humour fait mouche, assurément.

Ma note : ***

Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 06:58

Princesse_Montpensier.jpgFiche technique
Film français
Date de sortie : 3 novembre 2010
Durée : 2h19
Genre : adaptation fidèle
Scénario : Jean Cosmos et François-Olivier Rousseau, d'après l’œuvre de Madame de La Fayette
Image : Bruno de Keyzer
Musique : Philippe Sarde
Avec Mélanie Thierry (la Princesse de Montpensier), Gaspard Ulliel (le Duc de Guise), Judith Chemla (Catherine de Guise), Grégoire Leprince-Ringuet (le Prince de Montpensier), Florence Thomassin (la Marquise de Mézières), Raphaël Personnaz (le Duc d'Anjou)...

Synopsis
: 1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage. Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny. (allocine)

Mon avis
: le cœur a ses raisons que les parents ignorent

Sélectionné au Festival de Cannes en 2010, La princesse de Montpensier marque le retour de Bertrand Tavernier aux films d’époque, qu’il avait laissé de côté depuis une bonne quinzaine d’années. Il s’inspire ici d’une nouvelle de Madame de La Fayette qui vaut sa renommée par son originalité. En effet, à l’époque les romans historiques avaient pour cadre principalement l’Antiquité ; ici, l’auteure choisit d’ancrer son intrigue un siècle auparavant, en pleines guerres de religions. Les personnages ont existé et même si Madame de La Fayette s’autorise quelques interprétations l’essentiel de son récit est globalement vraisemblable. Pour garder cette fraîcheur, Bertrand Tavernier s’entoure, pour incarner les rôles principaux de son film, de la jeune garde du cinéma français : c’est sa façon d’insister sur le caractère universel des situations dépeintes.

Des adolescents s’amusent dans le jardin de mademoiselle de Mézières. On y trouve Marie de Mézières et trois des enfants de Lorraine : Charles, le plus jeune, Catherine et Henri, appelé à devenir duc de Guise. Marie est promise à Charles mais batifole avec Henri ; mais le père de Marie voit les choses autrement, et la somme d’épouser un des cousins de la famille de Lorraine en la personne de Philippe de Bourbon, jeune prince de Montpensier. Marie s’en émeut auprès de sa mère, qui la convainc d’accepter ce que lui demande son père, pour le bien de la famille. Les deux jeunes hommes, se retrouvant ainsi rivaux amoureux, en tirent une grande inimitié. Le mariage a lieu et les deux jeunes époux convolent vers Champigny où se trouve le château de famille. Là Philippe rencontre par hasard le comte de Chabannes, avec qui il s’était lié d’amitié quelques années auparavant.

Vouloir moderniser La princesse de Montpensier est une idée intéressante. Nous nous retrouvons dans une intrigue amoureuse à plusieurs personnages, où plusieurs hommes convoitent la même femme. Dans ce triangle amoureux complexifié, puisque intervient en filigrane les sentiments du comte de Chabannes, que l'on pourrait presque comparer à un teen movie contemporain. Ce que nous signifie ici Bertrand Tavernier, c'est l'intemporalité des intrigues de cour, qui, comme dans le roman de Madame de Lafayette, sont censé guider les desseins politiques des personnages. Mais le réalisateur garde le contexte de l'époque, où les guerres de religion ont une part primordiale et où le destin des femmes est assujetti à celui des hommes. Encore une fois, ceci est plus compliqué que cela n'y paraît puisque même maintenues sus leur joug elles parviennent un tant soit peu à influer sur leurs actions.

Le résultat à l'écran de ce qui nous est offert dans La princesse de Montpensier est mi figue mi raisin. D'une part la reconstitution historique est sans faille , tant au niveau des décors que des costumes. Le film est baigné d'une lumière en clair-obscur assez réussi et sa mise en scène, classique, sert son propos. Cependant on ne peut s'empêcher de rester un peu sur sa faim, tant le film est d'une facture classique qui étouffe un peu l'émotion. La direction d'acteurs n'est pas formidable, et bien que le casting soit alléchant les interprètes sont assez décevants. Mélanie Thierry n'a pas beaucoup d'expressions dans son visage et acteurs masculins manquent singulièrement d'aspérité. L'idée est intéressante, et la volonté de Tavernier de vouloir renouveler le genre ne manque pas d'attrait, mais l'objet cinématographique qui en découle n'est pas complètement satisfaisant.

Ma note : **

Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 06:35


tess.jpg
Fiche technique

Film français, britannique
Genre : drame
Durée : 3h10
Scénario : Roman Polanski, Gérard Brach et John Brownjohn, d’après l’œuvre de Thomas Hardy
Directeur de la photographie : Ghislain Cloquet et Geoffrey Unsworth
Musique : Philippe Sarde
Production : Claude Berri
Avec Nastassia Kinski (Tess Durbeyfield), Peter Firth (Angel Clare), Leigh Lawson (Alec d’Urberville), John Collin (Mr. Durbeyfield), Arielle Dombasle (Mercy Chant)…

Synopsis
: A la fin du XIXe siècle, un fermier anglais ayant découvert ses origines nobles ne supporte plus sa triste condition. Il envoie aussitôt sa fille Tess dans la famille bourgeoise qui a récupéré le titre nobiliaire. Tess est séduite puis abandonnée par un aristocrate, sir Alec d'Uberville.

Mon avis
: Tess ou les infortunes de la vertu


L’éclectique Roman Polanski nous propose en 1979 une relecture assez fidèle et très classique du roman victorien Tess d’Uberville de l’auteur anglais Thomas Hardy. Il avait découvert le roman grâce à sa première femme Sharon Tate, morte dix ans auparavant et à qui le film est dédié. Exilé en France, il tournera le film non sans difficultés et sa ténacité sera récompensée puisque le film décrochera moult récompenses, dont trois Césars et tout autant d’Oscars.


C’est l’histoire d’une jeune fille, pauvre paysanne du dix-neuvième siècle, dont les parents se découvrent par hasard des ancêtres aristocratiques. Bien décidés à sortir de leur misère, ils envoient leur fille aînée à la rencontre d’un prétendu cousin, usurpateur qui profitera de l’occasion pour séduire la jeune ingénue. S’ensuivent des péripéties toutes aussi malheureuses qui vont petit à petit forger le caractère de notre héroïne. Il faut dire qu’à la base elle est très jeune quand on l’envoie faire l’apprentissage de la vie ; elle ne connaît quasiment rien de la vie et surtout des hommes. La chute n’en sera que plus douloureuse.


Il faut croire que Roman Polanski prend un malin plaisir à faire souffrir cette pauvre Tess : aux rares moments de bonheur qu’elle a l’occasion de profiter se succèdent obstinément le coup du destin qui lui fera cher payer son optimisme. C’est sans doute ce qui la poussera inconsciemment à vouloir se faire violence et presque accepter ce destin tragique qu’elle pense inévitable. La diaphane Nastassia Kinski porte le film tout à fait honnêtement, sans livrer de performance d’actrice phénoménale mais avec une lueur dans le regard qui ne laisse personne de marbre (la caméra de Polanski y compris, qui semble la regarder bien amoureusement).


La qualité indéniable de Tess réside sans aucun doute la rigueur et la fidélité qui est portée non seulement à l’œuvre littéraire, reprise dans ses très grandes lignes, mais aussi et surtout à l’époque : les costumes, les décors mis en valeur par une très belle photographie concourent à une quasi perfection esthétique. Le contrepoids de cet esthétisme est une certaine lourdeur dans la mise en scène : on dirait que Roman Polanski est lui-même coincé dans un corset trop serré qui l’empêche d’apporter à cette œuvre romantique les envolées lyriques qui lui auraient apporté son souffle. On obtient un film d’une qualité sans faille, un de ces beaux portraits de femme qui cherche sa voie dans l’Angleterre du siècle dernier dominée par les hommes, mais un film qui manque un tantinet de chaleur pour convaincre totalement.

Ma note : ***

Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire
Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 06:45

Trance.jpgFiche technique
Film britannique
Date de sortie : 8 mai 2013
Durée : 1h35
Genre : cambriolage raté
Scénario : Joe Ahearne et John Hodge
Image : Anthony Dod Mantle
Musique : Rick Smith
Avec James McAvoy (Simon), Rosario Dawson (Elizabeth), Vincent Cassel (Franck), Tuppence Middleton (Une jeune femme), Danny Sapani (Nate), Wahab Sheikh (Riz)...

Synopsis
: Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. (allocine)

Mon avis
: les circonvolutions compliquées d’un esprit tourmenté

En regardant Trance, on se rend compte que cela fait presque vingt ans que l’on voit évoluer Danny Boyle. Au milieu des années quatre-vingt dix, le réalisateur britannique enthousiaste une génération d’adolescent avec son premier film, , Petits meurtres entre amis, puis s’invite au Festival de Cannes avec son Trainspotting, présenté certes Hors compétition. Depuis, Danny Boyle a alterné le bon et le moins bon, peaufinant un certain style de mise en scène, combinant un montage saccadé et une musique omniprésente, ce qui lui vaut pour certains une réputation de cinéaste « clipesque ». Il développe le projet de Trance en 2007, juste après Slumdog millionnaire, en parallèle de 127 heures. Il commence à mettre en scène ce dernier puis est appelé pour mettre en scène la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres, ce qui ne l'empêche pas de préparer son film.

Une enchère extraordinaire se prépare, où le célèbre tableau du Vol des sorcières de Francisco de Goya, estimé à 25 millions de livres sterling, va être mise en vente. Simon, le commissaire-priseur en charge de l'événement, s'attèle à une tâche bien particulière : protéger le chef d’œuvre à tout prix, et s'assurer qu'en cas d'incident celui-ci sera préservé. Cela ne manque pas d'arriver, et quand une bande de cambrioleurs sème la panique, Simon garde son calme et s'empare du tableau pour le mettre à l'écart dans un coffre ultra-sécurisé. Quand il arrive dans cet ultime chambre forte, accompagné de gardes de la sécurité, un des cambrioleurs les surprend et pointe son arme sur eux. Simon n'a pas d'autre choix que de se rendre mais dans une ultime tentative de courage assomme le malfaiteur, qui s'en sort et tabasse alors le commissaire-priseur.

La première chose que l'on remarque en regardant Trance, c'est que Danny Boyle n'a aucunement perdu de ses tics de mise en scène. Le montage est toujours aussi frénétique, ce qui donne un rythme haletant à son récit mais peut vite lasser un spectateur, la caméra ne se posant quasiment jamais. Quant à la musique, elle est de tous les plans, et à un niveau sonore qui dessert les images qui lui sont associées. On en vient à ne plus entendre que ça, et à s’agacer à chaque fois que les premières notes retentissent (à savoir presque à chaque scène). Le casting associé se révèle plus que moyen : Vincent Cassel nous fait une redite de tous les rôles anglo-saxons qu'il a interprété jusqu'à présent, sans grand talent, et Rosario Dawson n'apporte rien, mise à part sa plastique. Seul James McAvoy s'en sort pas trop mal mais là encore on le sent mal dirigé.

C'est dommage car Trance avait tous les ingrédients pour faire un bon film. Un trio amoureux se déchire sur fond de butin, ce qui soit dit en passant fait penser à Petits meurtres entre amis. Le personnage principal est commissaire priseur, métier un peu mystérieux dont le film ne fait rien, et l'on se rend malheureusement vite compte que le milieu de l'art ne fait ici que de la figuration. Et la clé du mystère se trouve dans l'inconscient des personnages, ce qui ouvre la boîte magique de l'hypnose, fascinant objet du cinéma et de la psychanalyse. On a donc droit ici à du sous Christopher Nolan, qui entre Memento et Inception, a pas mal creusé l'univers de l'inconscient. Le film est plutôt raté, et c'est dommage quand on se rappelle des premiers films de Danny Boyle, qui avaient tout de même plus de classe.

Ma note : *

Voir les 1 commentaires
Ecrire un commentaire

Rejoignez-moi sur FB

Mes notes

Catégories

Commentaires

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés