Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 06:53


Avec la complicité de Cinefriends,
Le ciné de neil vous propose de gagner 3 DVD de La vérité si je mens ! 3.

Verite Mens


Pour gagner, il suffit de répondre à la question ci-dessous :


Quel est le nom du réalisateur de La vérité si je mens ! 3 ?

Le jeu est valable en France Métropolitaine, du 23 mai au 3 juin 2012, dans la limite d‘une participation par foyer.

Pour participer, envoyez un e-mail à cette adresse : concours.neil[at]gmail.com, avec la réponse à la question ci-dessus, en indiquant vos nom, prénom et adresse postale.

Les 3 gagnant-e-s seront tiré-e-s au sort à l’aide du site random.org et recevront chacun ou chacune un dvd du film.

Bon jeu à tou-te-s !

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 06:28

Dark_Shadows.jpg
Fiche technique

Film américain
Date de sortie : 9 mai 2012
Genre : famille délabrée
Durée : 1h52
Scénario : Seth Grahame-Smith et John August, d’après l’oeuvre de Dan Curtis
Photographie : Bruno Delbonnel
Musique : Danny Elfman
Avec Johnny Depp (Barnabas Collins), Michelle Pfeiffer (Elizabeth Collins), Jackie Earle Haley (Willie Loomis), Helena Bonham Carter (Julia Hoffman), Jonny Lee Miller (Roger Collins), Eva Green (Angelique Bouchard)…

Synopsis : En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour commencer une nouvelle vie en Amérique avec leur jeune fils Barnabas. Vingt années passent et Barnabas a la ville de Collinsport à ses pieds. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il brise le cœur d’Angelique Bouchard. (allocine)

Mon avis : Renaissance pop dans l’ironie et le second degré

Avant d’être un film, Dark Shadows était une série, diffusée entre 1966 et 1971 sur ABC. L'originalité de l’œuvre est quelle se présentait comme un soap opéra fantastique. Son caractère surnaturel n'apparait d’ailleurs qu'au bout d’un an, après une longue exposition des personnages. Dans l’œuvre de Tim Burton, la séquence d’introduction (magnifique générique sur l’air de Nights in white satin) est très brève et le personnage principal nous est très vite présenté. La surprise est de voir que ce personnage est un vampire, figure qui était jusque là absente de l’univers du cinéaste. Son univers gothique comportait en effet de multiples créatures mais pas à proprement parler de vampires. Et ce n’est pas là la seule originalité du film.

Ruinée, la famille Collins s’embarquent en Amérique pour refaire fortune. Ils réussissent brillamment et vingt ans plus tard le fils Barnabas est à la tête d’un commerce florissant. Il entretient une liaison passionnelle avec Angélique Bouchard, rousse vénéneuse qui est folle amoureuse de lui. Épris d’une autre, il n’entretient pas les mêmes sentiments et la jeune femme en est profondément blessée. Adepte de magie noire, elle invoque les esprits et jette un sort aux parents de Barnabas, qui meurent dans un accident tandis que le manoir des Collins prend feu. Pendant ce temps Barnabas cherche sa fiancée qu'il trouve au bord d’une falaise, sur le point de se jeter à l’eau. Il ne peut empêcher la mort de la jeune femme, provoquée par la maléfique Angélique.

Beaucoup sont déçus par Dark shadows et ne semblent pas y retrouver la grâce des meilleurs films de Tim Burton. S’il ne fait peut-être pas partie de son trio de tête, on y retrouve pourtant tout l’univers du cinéaste, et plus encore. L’humour décalé transparaît régulièrement, mâtiné d’une histoire et d’un contexte sombres à souhait. C’est un conte fantastique que nous narre ici le réalisateur dont l’exposition à la Cinémathèque française vaut vraiment le coup d’œil. En y parcourant les salles, on pourra constater combien Dark Shadows est cohérent dans son œuvre et pourtant original. Car ici, en plus de personnages excentriques interprétés de façon impeccable par un casting de qualité, on retrouve quelques thématiques plus originales, comme le sexe ou la culture pop, qui s’y elles apparaissent jusqu’ici en filigrane sont ici beaucoup plus affirmées.

Si Tim Burton choisit de situer l’action de Dark Shadows dans les années 70 ce n’est pas anodin. Bien sûr la série originale se déroulait durant cette période très particulière, en particulier pour les États-Unis. Mais quand le cinéaste adapte justement cette série on ne peut s’empêcher de penser qu'il nous envoie un message critique sur la société contemporaine. Les germes de la société de consommation transparaissent à cette époque bien précise, et de nombreux indices ponctuent le film pour nous le faire remarquer. Du M détourné de Mephistopheles à la guest star de la fête organisée au manoir, tout y est pour nous faire prendre conscience des dérives à venir de la société consumériste. Pourtant le cinéaste est malicieux, et ne se montre pas plus tendre avec les hippies, qui défendaient un autre type de société. C’est bien là l’art d’un cinéaste original, qui se démarque de ses congénère et qui réussit un film brillant et tout à fait réjouissant.

Ma note : ****

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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 06:57

Bullhead.jpg
Fiche technique

Film belge
Date de sortie : 22 février 2012
Titre original : Rundskop
Genre : trafic d’hormones
Durée : 2h09
Scénario : Michael R. Roskam
Photographie : Nicolas Karakatsanis
Musique : Raf Keunen
Avec Matthias Schoenaerts (Jacky Vanmarsenille), Jeanne Dandoy (Lucia Schepers), Jeroen Perceval (Diederik Maes), Barbara Sarafian (Eva Forrestier), Tibo Vandenborre (Antony De Greef), Frank Lammers (Sam Raymond)…

Synopsis : Jacky est issu d'une importante famille d'agriculteurs et d'engraisseurs du sud du Limbourg. A 33 ans, il apparaît comme un être renfermé et imprévisible, parfois violent… Grâce à sa collaboration avec un vétérinaire corrompu, Jacky s’est forgé une belle place dans le milieu de la mafia des hormones. (allocine)

Mon avis : le destin d’un homme et sa suite de coïncidences

Lauréat du Prix du Jury et du Prix de la Critique à la troisième édition du Festival International du Film Policier de Beaune, Bullhead est un film qui surprend. Déjà par son sujet : le film nous parle du milieu des trafiquants d’hormones dans les campagnes du Limbourg et de Flandre Occidentale, rarement filmées au cinéma. Étonnante qualité également d’un premier long-métrage : Michael R. Roskam réussit ainsu pour son premier film à décrocher une nomination aux Oscars. Le film marque enfin la découverte d’un acteur, Matthias Schoenaerts, véritable bête de cinéma dans son interprétation, et que l’on verra dans le prochain Jacques Audiard.

Éleveur bovin, Jacky engraisse ses vaches à coup d’hormones de croissances, qu'il s’injecte également régulièrement. Sa constitution très musculeuse ainsi que sa nature colérique en fait un intermédiaire peu commode et craint par beaucoup de ses fournisseurs. Prévenu par un de ses collaborateurs de la mort du policier Daems, il s’inquiète. Cet assassinat remue l’ensemble du milieu, et tout le monde craint de se voir accusé du crime. C’est dans ce contexte que Jacky rencontre un futur associé, qui ne l’inspire pas vraiment confiance. Le fait que celui-ci vienne accompagné d’une ancienne connaissance de Jacky n’arrange pas les choses.

Bien après la séance, Bullhead résonne dans l’esprit du spectateur comme un coup de poing. Admirablement construit, le film se termine par un crescendo final impressionnant. A l’image d’un Animal kingdom, c’est une tragédie qui nous est ici proposée, avec une montée en puissance des enjeux et une résolution progressive de l’intrigue. Qu'importe qu'on ne comprenne pas tout au début, le film s’attache à nous présenter petit à petit les divers personnages de ce drame qui prend en partie naissance dans le passé. Le flash-back, nœud gordien qui va déterminer la résolution finale, nous est habilement présenté dans la première partie du film. Cela étant fait, la suite du scénario peut enfin prendre de l’ampleur, et les personnages courir vers leur destin.

Le scénario de Bullhead n’est pas que son seul atout. On pense évidemment à son acteur principal, Matthias Schoenaerts, impressionnant de bout en bout. Non seulement il a pris 27 kilos de muscles pour les besoins du film, mais en plus il parvient à nous émouvoir avec un rôle qui contient au départ aussi peu d’affect. Si bémol on veut trouver c’est peut-être du côté des autres interprètes, qu'on remarque forcément moins tellement le premier est mis dans la lumière. D’une qualité de réalisation très correcte, alliant quelques ralentis à d’autres effets de style, Bullhead restera donc comme l’un des temps forts de cette année. Un coup de poing qui prend qux tripes et qui revisite habilement l’univers du polar.

Ma note : ****

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 08:39


C'est aujourd'hui la 8ème journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie. Ne pas hésiter à acheter et à lire le 16ème Rapport Annuel de  SOS homophobie.

 

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 06:02

Oeuvre_Noir.JPG
Fiche technique

Roman français
Date de publication : 8 mai 1968
Genre : biographie inventée
338 pages
Edité aux Editions Gallimard

Résumé : En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIè siècle, Marguerite Yourcenar ne raconte pas seulement le destin tragique d'un homme extraordinaire. C'est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans son âcre et brutale réalité ; un monde contrasté où s'affrontent le Moyen-Âge et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes.

Mon avis : Un iconoclaste au royaume des inquisiteurs médiévaux

Les sources de L’Œuvre au noir remontent au roman que Marguerite Yourcenar publia en 1934, sous le nom de La mort conduit l‘attelage. C’est un récit composé de trois nouvelles, l’une d’après Dürer, l’autre d’après Greco et la troisième d’après Rembrandt. Dans cet ouvrage apparait Zenon, qui sera le personnage principal de cette Œuvre au noir qui reçut le Prix Femina a l’unanimité. A contre-courant de la littérature contemporaine, la romancière née en Belgique au début du siècle poursuit, après les Mémoires d’Hadrien, sa veine de romans historiques, la Rome Antique laissant place ici à l’époque médiévale et aux débuts chaotiques de la Renaissance.

Le gentilhomme Henri-Maximilien Ligre quitte sa maison natale de Bruges pour Paris où il veut s’enrôler dans les troupes du roi de France. Il croise sur sa route un pèlerin sur la route de Compostelle nommé Zénon, qu’il connaît bien puisqu’il est son cousin. L’un a renoncé à son avenir de fils de marchand, l’autre a quitté avant son terme l’Ecole de théologie. Les deux amis dissertent et se taquinent, débordant de verve chacun après l’autre. Zénon apprend à son cousin qu’il va visiter le prieur des Jacobites de Léon, amateur d’alchimie, pour en apprendre davantage sur cette étrange matière. Les deux jeunes gens sont à l’orée de leur existence et comptent bien, chacun dans leur domaine, tracer leur sillon.

J‘ai mis beaucoup de temps à terminer L‘œuvre au noir. Le roman de Marguerite Yourcenar n’est pas de ceux qui se lisent aisément, du fait de sa structure et malgré un sujet pourtant intéressant. La première femme élue à l’Académie française publie ici un roman éclaté, qui multiplie les histoires secondaires et dont l’écriture soutenue est parfois aride. C’est paradoxalement les notes de l’auteur, et plus particulièrement son carnet de notes, que j’ai trouvés les plus passionnants, lorsqu’elle raconte avec moult détails la genèse de son œuvre, ses difficultés et les parallèles qu’elle fait avec son autre grande œuvre que sont les Mémoires d’Hadrien. Zénon et Hadrien sont en effet à la fois différents et comparables. Tous deux ont vécu dans des temps anciens, l’un est une figure historique ayant réellement existé, l’autre est un personnage inventé. Tous deux ont eu des relations homosexuelles, l’un sur le plan de l’amour fou, l’autre sur le plan des étreintes éphémères.

C‘est le contexte de L‘œuvre au noir qui demeure passionnant. Yourcenar place son personnage principal, rebelle et humaniste, en plein cœur de l’Inquisition. Il se démarque de ses contemporains par une attention toute particulière aux sciences, à la fois académiques et occultes. Médecin, il lutte contre la peste et pratique des autopsies, mais il s’intéresse également à l’alchimie et reste ouvert aux divers courants de pensée de son temps. L’auteur prend pour modèles des personnages légendaires de l’époque comme Léonard de Vinci ou bien Tommaso Campanella. Très instruit, et peut-être paradoxalement un peu trop, au risque de perdre son lecteur en cours de route, son roman ne manque pourtant pas de sensualité comme l’épisode du groupe des Anges ou la fin de Zénon. Une œuvre importante de la littérature française donc, où l’on apprend beaucoup de choses sur une époque troublée et où Marguerite Yourcenar raconte une fois de plus la vie d’un homme de bien.

Ma note : ***

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