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Le monde de Charlie (2012) Stephen Chbosky

par neil 27 Décembre 2012, 06:41 Avant-Première

Monde_Charlie.jpgFiche technique
Film américain
Titre original : The Perks of Being a Wallflower
Date de sortie : 2 janvier 2013
Durée : 1h43
Genre : initiation amoureuse
Scénario : Stephen Chbosky, d'après son oeuvre
Image : Andrew Dunn
Musique : Michael Brook
Avec : Logan Lerman (Charlie), Emma Watson (Sam), Ezra Miller (Patrick), Kate Walsh (La mère), Dylan McDermott (Le père), Mae Whitman (Mary Elizabeth), Paul Rudd (M. Anderson)...

Résumé : Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui. (allocine)

Mon avis
: la revanche des nuls en relations sociales

Avec la sortie en salles du Monde de Charlie, de nombreux adultes découvriront sans doute le roman de Stephen Chbosky nommé en anglais The Perks of Being a Wallflower, que l’on pourrait traduire par Les petits avantages d’être une giroflée, et dont le titre français est Pas raccord. Publié en 1999, le livre est devenu un véritable phénomène de société, vendu à plus d’un million d’exemplaires et roman culte pour de nombreux adolescents. Malgré de nombreuses propositions d’adaptations, Chbosky développa d’autres projets : l’adaptation de la comédie musicale Rent ou bien le développement de la série Jéricho avec Skeet Ulrich. Puis il se décide à adapter son roman, avec l’aide précieuse de John Malkovich dans le rôle du producteur. Doté d’un casting de jeunes acteurs et actrices qui montent, le film est un enjeu de taille pour l’auteur.

A l’aube de sa rentrée des classes, où Charlie entre en seconde, il écrit à un ami pour lui raconter ses états d’âme. Coincé entre des parents qui portent sur lui de trop grandes espérances et une sœur en Terminale qui le snobe au lycée. Il a beaucoup de mal à se faire des amis et n’ose pas intervenir en classe quand il est le seul à connaître les réponses de son professeur de littérature. Dans son cours de techno, un élève également en Terminale rattrape ses cours avec eux et fait le pitre devant le prof interloqué. Charlie sent des affinités avec ce jeune homme extravagant mais n’ose pas l’aborder jusqu’à ce soir où il assiste seul à un matche de football. C’est là qu’il se présente au fameux Patrick et qu’il rencontre sa demi-sœur Sam, dont il tombe quasiment immédiatement sous le charme.

Ce qui frappe en voyant Le monde de Charlie c’est la fraîcheur du ton employé pour parler de choses pas très gaies au final. Car s’il on creuse un peu, on y trouve des brimades, de la violence conjugale, du mal-être, des abus sexuels, de l’homophobie. Et pourtant on rit beaucoup devant le film, et on y est également souvent ému. À quoi ça tient, sans doute à la liberté de ton adopté par le réalisateur, qui choisit de façon très judicieuse de s’attacher à des adolescents mal dans leur peau. D’aucuns pourront comparer le film au récent film italien La solitude des nombres premiers, en une version plus légère sans doute. Le film a beau durer un peu moins de deux heures, sa construction nous fait très bien passer les différentes péripéties qu’il contient. On s’attache terriblement au personnage principal, chenille qui peu à peu se transforme en papillon.


L’intérêt du Monde de Charlie est également son ambiance mystérieuse, avec ce personnage récurrent qui nous fait petit à petit comprendre qu’un nœud n’est pas résolu, qui est la clé de compréhension du caractère d’un des personnages. Ils ont d’ailleurs tous leurs problème à résoudre, entre un homosexuel qui s’assume difficilement dans un environnement pas toujours tolérant (Ezra Miller, excellent une fois de plus) et l’ancienne alcoolique qui rêve d’intégrer une université (Emma Watson, qui a l’air de bien s’affranchir de son personnage d’Hermione Granger). Nous sommes donc en présence d’un film clairement destiné à un public adolescent mais qui ne les prend pas pour des imbéciles, ce qui change de la plupart des productions du genre. La mise en scène est soignée et le scénario bien ficelé : on passe un très bon moment avec cette petite bande de freaks.

 

Ma note : ***

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commentaires

Stéphane 02/01/2013 17:41


J'avais déjà été assez séduit par la BA américaine il y a quelques mois.
Ta critique me donne encore + envie de découvrir ce film.
Et puis j'aime beaucoup Ezra Miller, c'est toujours bon signe de voir son nom au générique!

Neil 03/01/2013 12:46



Le film est vraiment charmant, ça a été une très belle surprise pour moi. Et la présence à l'écran d'Ezra Miller est un atout indéniable.



Wilyrah 27/12/2012 18:28


Très curieux de le découvrir. :)

Neil 29/12/2012 10:17



J'espère que tu ne seras pas déçu :)



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