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Main dans la main (2012) Valérie Donzelli

par Neil 21 Décembre 2012, 06:21 En salles

Main_main.jpgFiche technique
Film français
Date de sortie : 19 décembre 2012
Genre : amour improbable
Durée : 1h25
Scénario : Jérémie Elkaïm et Gilles Marchand
Image : Sébastien Buchmann
Musique : Peter Von Poehl
Avec Valérie Lemercier (Hélène Marchal), Jérémie Elkaïm (Joachim Fox), Béatrice de Staël (Constance De La Porte), Sébastien Noiré (JF), Valérie Donzelli (Véro), Serge Bozon (Jean-Pierre)...

Résumé : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer. (allocine)

Mon avis
:  quand Joachim rencontre Hélène… ou pas

Aller voir Main dans la main avec au préalable une présentation de sa réalisatrice met bien en condition sur la suite de la projection. Valérie Donzelli est une jeune femme pétillante et dynamique pour les uns, soûlante pour les autres. Quand elle parle, elle ne peut s’empêcher de faire des gestes amples de la main et de dire que tout le monde est formidable et que la vie c’est beau, vous comprenez. On se croirait dans un press junket à l’américaine où tout est « awsome » et « terrific » : ça peut vite être lassant. Bref, la réalisatrice de La reine des pommes et du très surestimé La guerre est déclarée ne fait pas dans la dentelle quand elle présente ses films ; et visiblement elle ne fait pas non plus dans la dentelle quand il s’agit de mise en scène : à la longue, ses effets de style à répétition finissent par se voir, un peu trop d’ailleurs.

Dans la ville de Commercy résident les frère et sœur Joachim et Véronique. Le premier travaille pour un miroitier tandis que la seconde est factrice. Ils reçoivent un courrier leur indiquant qu’ils ont été sélectionnés pour participer aux auditions d’un concours de danse amateur à Monaco. Hélène Marchal, quant à elle, est professeur à l’école de danse de l’Opéra de Paris et s’appuie, pour jongler avec un emploi du temps difficile à gérer, sur une assistante avec qui elle développe une relation fusionnelle. Un jour, le patron de Joachim lui demande d’aller à Paris pour s’occuper d’un dossier urgent, celui de l’Opéra Garnier. À contrecœur, il accepte et se retrouve à errer dans les couloir du célèbre établissement pour trouver la salle adéquate. Il finit par y arriver et se retrouve nez-à-nez avec Hélène.


Le début de Main dans la main est assez prometteur. Après une présentation manichéenne mais efficace des deux personnages principaux, nous nous retrouvons dans le cœur de l’intrigue où une situation peu commune commence à se développer. Les scènes alternent moments d’humour et de poésie burlesque tandis qu’on découvre un pitch alléchant. Et au bout d’une demi-heure, le film s’arrête. Plus aucun développement ne va survenir, plus rien ne va se passer : Valérie Donzelli ne fait plus qu’étirer une situation qu’on a fini par comprendre. Mieux, elle laisse s’entrevoir des pistes qu’elle ne referme jamais, elle insiste sur des situations assez peu captivantes et au final elle n’arrive pas à conclure son histoire qui pourrait avoir dix fins parmi la dernière demi-heure de film.

Outre le fait, que Main dans la main ne raconte rien, le style visuel du film est fortement appuyé. Trop de maniérisme tue le maniérisme aurait-on envie de dire tant les effets de mise en scène plombent le film de Valérie Donzelli. Certaines scènes sont assez jolies prises individuellement mais l’ensemble ressemble un peu à un pudding de Noël difficile à digérer. La joliesse du film est finalement assez pesante et les gros sabots avec lesquels la réalisatrice et ses coscénaristes dépeignent les personnages et leur environnement desservent au final leur propos. Ils ne sont pas aidés par des acteurs et des actrices qui – mise à part Valérie Lemercier - surjouent beaucoup trop et rendent leurs personnages désincarnés. C’est dommage car le film avait du potentiel, mais le soufflé s’effondre très vite pour laisser place à une coquille vide peu captivante.

Ma note : *

commentaires

D&D 27/02/2013 21:31


Donc tu ne le sauves pas non plus... Que de mauvais échos... Je n'y suis pas allé. Je vais m'en tenir là. J'étais partagé sur le précédant mais j'avais vraiment bien aimé "La Reine des pommes"...
Dommage (enfin, je crois). Je reste curieux du prochain.

Neil 28/02/2013 23:10



Je n'ai pas vu La reine des pommes, mais j'avoue que celui-ci m'a laissé de marbre.



princécranoir 27/12/2012 18:28


Ouille, ouille, ouille ! à te lire le dernier Donzelli présente les mêmes défauts que l'imbuvable "la guerre est déclarée" (un maniérisme visuel proprement insupportable accompagné j'imagine
d'une bande-son branchouille pour emballer le produit) sans en conserver les quelques qualités (une histoire avec quelques jalons qui évitait de sombrer dans le pathos). Je crois que je vais
m'abstenir.

Neil 29/12/2012 10:19



C'est exactement ça. Quand je suis sorti de La guerre est déclarée j'avais trouvé le film pas mal et après en y réflechissant le film me plaisait beaucoup moins. Ici dès le début
j'ai trouvé le film antipathique.



dasola 25/12/2012 20:25


Bonsoir Neil, la BA m'a suffi, je passe. Et je n'ai pas vu "La guerre est déclarée". Bonne soirée de 25 décembre, j'espère que ton réveillon s'est bien passé.

Neil 27/12/2012 09:43



Bonjour Dasola, je peux le comprendre, ce n'est pas un film à voir absolument. Bonnes fêtes de fin d'année à toi.



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