Fiche technique
Film américain, britannique, français
Date de sortie : 6 décembre 1989
Genre : batifolages mondains
Durée : 2h20
Scénario : Jean-Claude Carrière, Milos Forman et Jan Novak, d’après l’œuvre de Choderlos de Laclos
Image
Musique : Christopher Palmer
Avec Colin Firth (Valmont), Annette Bening (Mme de Merteuil), Meg Tilly (Mme de Tourvel), Fairuza Balk (Cécile de Volanges), Henry Thomas (Danceny), Siân Phillips (Mme de Volanges)…
Synopsis : pour se venger de son amant qui s'apprête à épouser la jeune Cécile de Volanges, Mme de Merteuil demande au comte de Valmont de la séduire afin qu'elle perde sa virginité avant le mariage. (allocine)
Mon avis : on ne badine pas avec Laclos
Pas de chance pour Milos Forman : quelques mois avant Valmont, son adaptation de Laclos, sortait sur les écrans Les liaisons dangereuses de Stephen Frears. Certes les deux films n’usent pas des mêmes ficelles dans leurs adaptations, on ne peut néanmoins s’empêcher de mettre en parallèle les deux films, au désavantage de Forman. Si celui-ci concentre son intrigue, comme le nom du film semble le suggérer, sur le personnage de Valmont, il n’en reste pas moins fidèle à la trame générale du roman original. Seulement, quand Frears fouillait la psychologie de ses personnages, l’œuvre de Milos Forman ne s’en tient pratiquement qu’aux faits, et rend pratiquement risibles les actions des protagonistes.
Valmont est uniquement vu comme un pâle libertin sans beaucoup d’épaisseur. On peut d’ailleurs regretter le choix de Colin Firth, à qui on donnerait le bon dieu sans confession et qui n’arrive à montrer ni sa perfidie ni le trouble qu’il éprouve face au sentiment qu’il éprouve à l’égard de Mme de Tourvel. Annette Bening quant à elle, malgré tout son talent d’actrice, n’apporte pas à Mme de Merteuil toute la cruauté et la force que Glenn Close avait si bien su incarner. On pourra bien sur arguer que Forman n’a fait que de s’inspirer du roman, mais les similitudes narratives sont telles qu’on ne peut que lui en vouloir de l’avoir affadi. On survole tout au long de Valmont les événements sans aller au cœur même de l’âme des personnages. Comme si le réalisateur avait voulu américaniser une intrigue pourtant ancrée en France et en pleine fin du XIIIeme siècle. C’est dommage.
Ma note : **

Haut de page