
Fiche technique
Film japonais
Titre original : Tonari no Totoro
Genre : fantaisie enfantine
Durée : 1h26
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Jô Hisaishi
Synopsis : deux petites filles viennent s'installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l'hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros... (allocine)
Mon avis : Miyazaki au pays de Lewis Carroll
Deuxième film de Hayao Miyazaki pour le studio Ghibli après l’excellent Château dans le ciel, Mon voisin Totoro a paraît-il en grande partie été inspiré par les souvenir d’enfance de Miyazaki. Il s’imaginait quand il était petit que des créatures fabuleuses hantaient la maison où il habitait.
Quittant l’univers totalement irréel de ses premiers films, il s’attache dans Mon voisin Totoro à dresser le portrait de deux petites filles déménageant dans une nouvelle maison. Le début du film n’a rien de surnaturel mais est très joliment mis en images. On sent peu à peu l’appréhension que ressentent les petites dans cette nouvelle maison, mais aussi celle de leur jeune voisin timide et maladroit.
Soudain, à la faveur d’une escapade nous apparaît un univers plus onirique en la personne des totoros, ces êtres merveilleux capables d’accomplir des actions extraordinaires. On n’est pas loin du tout de l’univers de Lewis Carroll et de son Alice au pays des merveilles. Il y a cette petite fille qui passe par un terrier pour découvrir un univers magique, un chat-bus dont le sourire énigmatique nous rappellera quelques souvenirs, un labyrinthe en haie. Et l’aspect onirique des deux œuvres bien sûr. Mais Mon voisin Totoro c’est avant tout un plaisir d’enfant.
Ne cherchant pas à compliquer les choses, Miyazaki raconte une histoire simple qui ravira les plus petits. Cela ne l’empêche pas d’apporter quelques touches graves, avec le personnage de la mère malade dont la mort éventuelle est clairement évoquée (chose rare dans un dessin animé) et avec le message écologique esquissé, un des thèmes récurrents dans l’œuvre du réalisateur. Si Mon voisin Totoro n’a pas la richesse esthétique et scénaristique de Princesse Mononoke ou du Voyage de Chihiro, c’est un film charmant et joyeusement divertissant, sur un sujet qui ne l'est finalement pas tant que ça.
Ma note : ***

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