Fiche technique
Film japonais
Date de sortie (en France…) : 23 août 2006
Titre original : Kaze no tani no Naushika
Genre : fable écolo
Durée : 1h56
Scénario : Hayao Miyazaki
Image : Hideshi Kyonen
Musique : Joe Hisaishi
Synopsis : sur une Terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d'humains a survécu. Menacée par une forêt toxique qui ne cesse de prendre de l'ampleur, cette poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaä, capable de communiquer avec tous les êtres vivants. (allocine)
Mon avis : les insectes sont nos amis, il faut les aimer aussi
Vivre en paix et en harmonie avec la nature, le message diffusée par Hayao Miyasaki dans ses films d’animation était déjà présent dans sa première œuvre, Nausicaä de la vallée du vent. Un film qui a mis vingt ans à parvenir sur nos écran français, à la faveur d’une alliance avec les studios Disney. Déjà les thèmes de la nature, de la guerre et de l’avenir de l’humanité sont présents, comme ils le seront à l’avenir, en particulier dans Princesse Mononoke.
S’attachant dès ses débuts des collaborateurs fidèles comme Joe Hisaishi ou Yasuyoshi Tokuma, livre avec un film riche et puissant, plus sombre que ses futures œuvres. Nausicaä (prononcez « Naochka ») est la princesse de la vallée du vent. Dans un monde quasi apocalyptique, elle seule a le pouvoir de comprendre la nature. Alors que plusieurs clans vont s’affronter pour la survie du genre humain, elle va tout faire pour essayer de faire comprendre aux humains qu’ils ne peuvent pas vivre sans la forêt toxique qu’ils redoutent tellement.
On le voit tout de suite, le message contenu dans Nausicaä est hautement écologique. Même les gros insectes qui polluent la forêt et menacent les être humains ont la faveur de l’héroïne principale. Car Miyazaki n’est pas du genre à marteler des messages manichéens dans ses films. La complexité du scénario nous montre des êtres humains ni bons ni mauvais, qui doutent, sont cruels, et sont capable de s’entraider aussi bien que de s’entre-déchirer. Eux seuls sont responsables de la tragédie qui leur tombe dessus, et les choix qu’ils devront prendre seront décisifs.
C’est en ce sens que Nausicaä est, encore plus que les autres œuvres de Miyazaki, un dessin animé pour adultes. Le pessimisme du propos et la complexité du scénario rendent les deux heures de film peut-être un peu trop riche pour les enfants. Quoique, ils seront envoûtés par la beauté des images qui se dégagent, les moments de tendresse et d’émotion (voir les scènes avec l’écureuil renard) et la musique toujours efficace de Joe Hisaishi. Un beau film en somme, encore une perle à découvrir, comme tous les autres Miyazaki d’ailleurs.
Ma note : ***

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