
Date de sortie : 11 octobre 2006
Titre original : An inconvenient truth
Genre : prise de conscience
Durée : 1h38
Musique : Michael Brook
Directeur de la photographie : Bob Richman et Davis Guggenheim
Avec Al Gore (le narrateur)
Mon avis : Sommes nous prêts à changer nos habitudes ?
Accessoirement époux d’Elisabeth Shue, le réalisateur Davis Guggenheim a longtemps œuvré dans la série télévisuelle (The shield ou Deadwood par exemple) avant de s’essayer au cinéma avec Une vérité qui dérange. Il s’est greffé en l’occurrence au projet d’un groupe de producteurs qui voulaient faire un documentaire à partir des conférences données par Al Gore sur l’environnement.
Sensibilisé par la cause du réchauffement climatique depuis la fin des années 1960, l’ex vice-président des États-Unis organise en effet depuis six ans des conférences un peu partout dans le monde sur le sujet. Il essaye de présenter des données très sérieuses sur ce sujet à priori austère avec des images choc et des animations qui les rendent un peu plus ludiques. Tout ça dans le but de faire prendre conscience de la situation et de changer les mentalités.
On ne le dira jamais assez : Une vérité qui dérange est un documentaire utile. Les données que nous assène Al Gore sont consternantes, et on a beau dire qu’on sait ça depuis longtemps, le fait d’avoir les faits devant nos yeux ne peut pas laisser insensible. Le fait qu’il apporte à son discours des images fortes comme celles du Kililmandjaro il y a 30 ans et aujourd’hui rend la situation concrète et alerte d’autant plus. Le film de Davis Guggenheim n’échappe certes pas au danger de la pédagogie à tout va, et cette masse d’informations n’est pas forcément très facile à digérer. Enfin bon, quand on va le voir on sait déjà un peu à quoi s’attendre ; pas de grande surprise, donc. Que le documentaire soit plus télégénique que « cinégénique » c’est possible mais qu’importe, l’important c’est que le plus de monde possible puisse le voir.
Après, on peut légitimement dire qu’Une vérité qui dérange a un défaut majeur : il est très américain. Je m’explique : Al Gore, pour faire passer son message, se prend parfois un peu trop pour un show man. Bon, ça peut encore passer, mais quand il commence à digresser sur sa jeunesse, sa sœur morte d’un cancer ou son élection perdue contre George W. Bush, il noie son récit sous un pathos peu adéquat dont le film se serait largement passé. Enfin bon, on ne va pas faire la fine bouche : il est nécessaire de visionner Une vérité qui dérange et de faire en sorte individuellement que la situation s’arrange collectivement (oui je sais c’est con mais c’est vrai…).
NB : Il me semblerait inconvenant d’attribuer une note au film.

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