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Buried (2010) Rodrigo Cortés

par Neil 28 Octobre 2010, 05:32 2010's

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Fiche technique
Film espagnol
Date de sortie : 3 novembre 2010
Genre : Claustrophobie souterraine
Durée : 1h35
Scénario : Chris Sparling
Directeur de la photographie : Eduard Grau
Compositeur : Victor Reyes
Avec Ryan Reynolds (Paul Conroy) et les voix deRobert Paterson (Dan Brenner), José Luis Garcia Perez (Jabir), Stephen Tobolowsky (Alan Davenport), Samantha Mathis (Linda Conroy), Warner Loughin (Donna Mitchell)…

Synopsis : Vous êtes dans un espace clos, sous 1 tonne de terre irakienne avec 90 minutes d’oxygène et pour seule connexion vers l’extérieur un téléphone portable à moitié rechargé. Tel est le destin de Paul, entrepreneur Américain pris en otage et enfermé dans une boîte. (allocine)

Mon avis : Une simple idée fait-elle automatiquement un bon film ?

Jeune réalisateur espagnol, Rodrigo Cortes fait avec Buried un coup médiatique imparable. Aidé par le tout aussi jeune scénariste Chris Sparling, il s’attelle à une expérience cinématographique : filmer pendant 90 minutes un seul homme enfermé sous terre dans un cercueil. Une idée intéressante mais casse-gueule. Il dit s’être inspiré d’Alfred Hitchcock et de sa Corde. Encore une fois, la pente est savonneuse : s’inspirer ouvertement d’un tel maître ouvre les comparaisons, sachant que l’oncle Alfred n’en était franchement pas à son premier film lorsqu’il a réalisé La corde.

Se réveillant dans un espace confiné, Paul Conroy se rend compte qu‘il est enfermé. Un téléphone vibre à ses pieds mais il est bâillonné et ligoté : il ne peut quasiment pas faire un geste. Il réussit péniblement à se défaire de ses liens et respire péniblement tout en commençant à flipper. Ne disposant pour toute lumière qu’un briquet, il tente de se souvenir de ce qui l’a amené dans ce qui apparaît être un cercueil. C’est que Paul Conroy est un camionneur américain, envoyé en Irak par sa société. Pris dans une embuscade, il semble bien que son ravisseur l’a enfermé sous terre avec un téléphone qui lui permet miraculeusement d’émettre des appels… mais aussi d’en recevoir de la part de son kidnappeur.

Le pitch de Buried est à priori assez intéressant : on est tout de suite intrigué de savoir comment le metteur en scène va nous tenir en haleine durant tout le film avec un seul personnage coincé dans un si petit espace. Et au début ça fonctionne assez bien : la mise en scène de Rodrigo Cortes permet habilement de rendre compte de l’angoisse que peut ressentir le personnage principal. Encouragé par une bande son assez bien fichue, le spectateur est oppressé et manque quasiment d’oxygène. On passe donc un peu vite sur quelques facilités scénaristiques (un téléphone qui capte assez bien, un stylo retrouvé on ne sait comment…) pour se concentrer sur la situation pénible de ce pauvre Paul Conroy.

Et là le bât blesse quelque peu : les grosses ficelles sont carrément légion dans Buried. Comme de bien entendu, le méchant irakien est très cruel, et malgré toutes les bonnes volontés du scénaristes il est caricaturé à outrance. La demi-mesure n’est pas la force du film, tant dans cette approche que dans celle des tout aussi peu amènes compatriotes de Paul Conroy. Car le pauvre diable réussit à avoir pas mal de monde au téléphone durant son calvaire : d’une amie au directeur du personnel de son entreprise en passant par l’armée, tous ses interlocuteurs ne font pas preuve de beaucoup de tact. Il faut dire que, cerise sur le gâteau, l’attitude de Paul n’est pas forcément exemplaire, ce qu’on peut à la rigueur lui pardonner. D’ailleurs Ryan Reynolds s’en sort assez bien : malgré une trop forte tendance à l’hystérie, il réussit à amintenir le suspense durant une heure et demie, pendant laquelle on se demande comment le film pourra bien finir.

Ma note : *

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