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Woody et les robots (1973) Woody Allen

par Neil 17 Février 2019, 03:52 1970's

Fiche technique
Film américain
Titre original : Sleeper
Genre : anticipation burlesque
Durée : 1h28
Scénario : Woody Allen et Marshall Brickman
Directeur de la photographie : David M. Walsh
Musique : Woody Allen
Avec Woody Allen (Miles Monroe), Diane Keaton (Luna Schlosser), John Beck (Erno Windt), Mary Gregory (Le docteur Melik), Don Keefer (Le docteur Tryon), John McLiam (Le docteur Aragon)…

Synopsis : En 2173, un homme congelé est ramené à la vie par des chirurgiens révolutionnaires. Arrêté, il se débat dans une société gadgétisée dont la vie est réglée par des robots. (allocine)


Mon avis : La science-fiction selon Woody

Dans ses premiers films, force est de constater que Woody Allen était un grand expérimentateur. Biographie avec Prends l’oseille et tire-toi, brûlot révolutionnaire avec Bananas, film à sketch pour Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, fresque historique dans Guerre et amour, et science-fiction avec ce Sleeper (bêtement traduit encore une fois). Tout ça bien sûr à la sauce Woody, donc brillamment parodié et méchamment drôle. Quand on sait que Woody et les robots est aussi le premier film où il dirige Diane Keaton, ça rajoute à l’intérêt du cinéphile.

Nous sommes en 2173 et Miles Monroe vient d’être découvert par une équipe de scientifique. Cet homme, cryogénisé par sa famille en 1973 sans en être au courant, risque bien d’avoir quelques surprises en se réveillant, et c’est pourquoi les médecins s’y prennent avec moult précaution. Malheureusement ils n’ont pas de temps à perdre : cet acte est interdit et la police veille. Brusquement remis sur pied, Miles se réfugie dans la maison des deux médecins qui l’ont sauvé, avant de partir rejoindre les rebelles qui luttent contre le gouvernement autoritaire en place.

Loufoque est le premier mot qui vient à l’esprit en voyant Sleeper. Il suffit de voir la tête de Woody Allen quand il se fait passer pour un robot domestique pour être conquis par l’humour et l’autodérision du personnage. Nous avons ici affaire à un grand bouffon qui s’amuse et se moque des conventions, ne délivre aucun message lénifiant tout en taclant tour à tour la société de consommation (voir les nouveaux gadget tels l’orgasmotron ou la machine à fabriquer des puddings) et les hippies (la soirée chez le personnage interprété par Diane Keaton est irrésistible).

Évidemment, tout ceci est fait avec grande classe et quelques références. Science-fiction oblige, et puisque cinq ans auparavant est sorti 2001 : l’odyssée de l’espace, profitons-en pour engager Douglas Rain, la voix de HAL, pour faire une voix d’ordinateur. Et puisqu’on est chez Woody Allen, autant glisser un bon nombre d’hommages aux grands films burlesques du passé, de Charlie Chaplin à Buster Keaton en passant par les Marx Brothers bien sûr. D’ailleurs nombreuses sont les séquences de Woody et les robots qui auraient parfaitement leur place dans un film muet de la grande époque.

Et même s’il est encore quelquefois tâtonnant, l’humour prend une place éminemment importante dans Sleeper. Les gags sont légion et l’on rit franchement des situations rocambolesques dans lesquels le réalisateur s’échine à placer son personnage principal. Il n’oublie pas d’y ajoutée une pincée de romance avec la relation entre Miles et Luna ; Diane Keaton est encore ici à l’aube de sa carrière et prouve qu’elle a un talent comique certain. Quant à Woody Allen, il est tout simplement génial, en particulier quant il s’agit de faire le malin en imitant un robot. Si on en retiendra d’autres plus percutant de sa première période, nul doute qu’on passe un excellent moment en regardant Woody et les robots.


Ma note : ***

Woody et les robots (1973) Woody Allen
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