
Film britannique, américain
Date de sortie : 2 juin 2004
Titre original : Harry Potter and the prisoner of Azkaban
Genre : rite de passage
Durée : 2h20
Scénario : Steve Kloves d’après l’œuvre de J.K. Rowling
Musique : John Williams
Photographie : Michael Seresin
Avec Daniel Radclife (Harry Potter), Emma Watson (Hermione Granger), Rupert Grint (Ron Weasley), Emma Thompson (Sybille Trelawney), Gary Oldman (Sirius Black), Maggie Smith (Minerva McGonagall)…
Synopsis : Sirius Black, un dangereux sorcier criminel, s'échappe de la sombre prison d'Azkaban avec un seul et unique but : retrouver Harry Potter, en troisième année à l'école de Poudlard. Selon la légende, Black aurait jadis livré les parents du jeune sorcier à leur assassin, Lord Voldemort, et serait maintenant déterminé à tuer Harry. (Allociné)
Mon avis : Tu deviens un homme, mon fils
Il était temps : passés les deux premiers épisodes insipides réalisés (sic) par Chris Colombus la saga Harry Potter bénéficie pour Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban d’un vrai réalisateur. Petit retour en arrière : dans les années 1990, le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron fait ses gammes à la télévision, tout d’abord dans son pays natal puis avec Fallen Angels. Il poursuit en parallèle une carrière cinématographique, commençant tout doucement à se faire un nom avec De grandes espérances et Y tu mama tambien.
C’est tout de même à la surprise générale qu’il décroche, après que de grands noms, dont Steven Spielberg, ont été pressentis, la mise en scène de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban. On y retrouve le petit Harry qui a bien grandi maintenant et qui rentre en 3eme année à Poudlard ; il y rentre escorté des gardiens de la prison d’Azkaban, les terrifiants Détraqueurs, puisqu’un évadé le poursuit jusque dans l’enceinte même de l’école.
Dès le début de Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban on sent la différence : Alfonso Cuaron impose immédiatement un univers, sombre et tourmenté, qui sied parfaitement à l’intrigue. Notons au passage que le réalisateur s’essaye déjà à des effets de mise en scène très efficaces qu’il développera tout en maîtrise dans Les fils de l’homme. La caméra virevolte au gré des péripéties de nos trois sorciers, aventures qui sont de surcroît bien plus intéressantes que dans les deux premières aventures. Alfonson Cuaron se tire habilement d’un récit touffu, taillant là où il lui semblait nécessaire, développant plus d’autres passages : c’est ce qu’on appelle une adaptation.
Du coup l’interprétation boiteuse des trois acteurs principaux passe à la trappe et c’est avec plaisir qu’on accueille quelques petits nouveaux : Gary Oldman comme toujours impeccable et Emma Thompson qui construit parfaitement un personnage hors-mesure bien que trop peu exploité à l’écran. Le rythme ne faiblit pas malgré la longueur du film et quelques thèmes osés pour un film pour enfants sont assez bien abordés (la quête du père par exemple). Film pour enfants d’ailleurs pas tant que ça quand on regarde la façon dont sont dépeints les Détraqueurs, visuellement une des belles réussites du long-métrage. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban parvient donc, en grande partie grâce à Alfonso Cuaron, à dynamiser une saga qui avait du mal à prendre son envol.
Ma note : ***

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