
Film italien, français
Date de sortie : 10 mars 1960
Titre original : Rocco i suoi fratelli
Genre : chronique familiale
Durée : 2h57
Scénario : Luchino Visconti, Suso Cecchi d’Amico et Vasco Pratolini, d’après l’œuvre de Giovanni Testori
Photographie : Giuseppe Rotunno
Musique : Nino Rotta
Avec Alain Delon (Rocco Parondi), Annie Girardot (Nadia), Roger Hanin (Morini), Claudia Cardinale (Ginetta), Renato Salvatori (Simone Parondi), Paolo Stoppa (Cecchi), Spiros Focas (Vincenzo Parondi)…
Synopsis : Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l'Italie du Sud pour Milan où vit déjà l'aîné Vincenzo. Chacun tente de s'en sortir à sa façon. Mais l'harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d'une jeune prostituée, Nadia… (Allociné)
Mon avis : Family business
La carrière de Luchino Visconti a débuté avec le mouvement néo-réaliste. Ce sont des films comme Les amants diaboliques et La terre tremble qui vont le faire connaître dans les années quarante. Déjà dans ce dernier Visconti suivait la destinée d’une famille modeste, des pêcheurs. Dix-huit ans plus tard il va reprendre cette même thématique de la chronique familiale, en suivant toujours une famille modeste dans Rocco et ses frères.

Et là ce n'est que le résumé du tout début : c’est dire s’il s’en passe des choses dans ces pratiquement trois heures que dure Rocco et ses frères. Comme à son habitude, Luchino Visconti dresse une épopée flamboyante, ici dédicacée aux humbles, aux nantis. Point de misérabilisme pour autant : Rocco et ses frères sont fiers comme des latins et ne s’encombrent pas de jérémiades.

Encore une fois, c’est une femme qui va mettre le feu aux poudres de Rocco et ses frères, qui va faire parler la violence trop longtemps contenue. Même Cecchi ne pourra rien y faire, le sacrifice de Rocco est lui aussi inutile : rien n’arrête les forces du destin. Comme dans Le guépard la chute sera inéluctable, mais la morale finale gardera un léger espoir, dans les yeux du jeune Luca et dans ces visages d’ouvriers à l’usine. Luchino Visconti marxiste, qui l’eût cru, et pourtant…

Ma note : ****

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