
Film italien
Date de sortie : 18 mai 1977
Genre : Phénomènes flippants
Durée : 1h38
Scénario : Dario Argento et Daria Nicolodi, d’après l’œuvre de Thomas De Quincey
Musique : The Goblins et Dario Argento
Directeur de la photographie : Luciano Tovoli
Avec Jessica Harper (Suzy Bannion), Stefania Casini (Sara), Udo Kier (Dr. Franck Mandel), Miguel Bosé (Mark), Joan Bennett (Madame Blanc), Flavio Bucci (Daniel)…
Synopsis : Une jeune américaine, Suzy entre à l'académie de danse de Fribourg où se déroulent d'étranges événements...
Mon avis : Frissons garantis pour spectateurs avertis
Pour Suspiria, son septième film, Dario Argento abandonne temporairement son giallo de prédilection pour changer légèrement de genre et réaliser un film qui deviendra culte pour les amateurs de films d’horreur ou d’épouvante. Inspiré par un auteur anglo-saxon du dix-neuvième siècle (Thomas De Quincey, non crédité au générique), il écrit avec sa femme Daria Nicolodi la trame du premier opus d’une trilogie baptisée Les trois mères qu’il poursuivra en 1979 avec Inferno et enfin avec La troisième mère, sorti en vidéo en France en 2008.
Une jeune et innocente américaine débarque donc à Fribourg pour intégrer une fameuse école de danse. Dès le début (excellent) du long métrage, l’ambiance est installée : arrivée seule tard le soir dans un aéroport inconnu, notre héroïne appelle un taxi sous une trombe d’eau, et déjà le chauffeur de taxi n’est pas bien causant. Sur le seuil de l’école de danse, elle se fait rembarrer et voit s’enfuir en courant une pensionnaire à l’air effrayé. Cette même pensionnaire sera comme de bien entendu tuée de brillante manière à grands coups de couteaux et autre verre brisé. Vous êtes bien chez Dario Argento, bonsoir.

Un casting élaboré émaille le film, Jessica Harper qui sort du Phantom of the paradise de Brian De Palma livre une belle prestation tandis qu’on revoie avec un plaisir non dissimulé Joan Bennet pour son dernier rôle, vingt ans après son précédent film. Cette œuvre magistrale entre autres inspirée des impressionnistes allemands saura ravir les amateurs de frissons et installera définitivement Dario Argento au panthéon des réalisateurs de film dits « underground » et totalement jouissifs.
Ma note : ****

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